05/01/2009

Bonheur composé

Avec le travail qui a repris, après cette période de fêtes, on pourrait dire que le train-train de la vie de tous les jours a repris son cours normal.

D'abord avec quatre enfants, il n'y a pas de routine . Ensuite, je trouve que la routine est ennuyeuse. Ceci étant, j'ai envie de me créer du confort quand je rentre, pouvoir me retrouver dans les trois composantes de ma personne (il y a moi, le mari et le papa). Peu importe dans quel ordre mais pas facile de donner de la place à tout ce monde.

Cette notion de confort est pour moi très importante car elle va me permettre de me sentir en accord avec tous les habitants de la maison (moi, y compris).

Avant de rentrer à la maison, j'imagine ce que je vais faire, quand je vais le faire, ce que j'attends de mes enfants ou de mon épouse,... Bref je suis dans mes pensées. Là il n'y a aucun obstacles qui pourrait se mettre devant ce retour parfait.

N'étant pas complètement stupide, je sais pertinemment bien que tout ne va pas se passer comme je l'avais imaginé. Mais quand-même !

Je suppose que les enfants et ma douce ont, eux aussi, des « plans » dont je fais partie intégrante. C'est là que ça se corse car il va falloir s'adapter les uns aux autres. Non pas que c'est une chose difficile, mais il arrive que certains jours, la fatigue aidant, notre capacité d'adaptation et notre tolérance soient quelque peu affaiblies.

Ce soir, je rentre tard du travail, je me vois déjà sur la route de retour, et des questions essentielles au bon déroulement de la soirée vont venir me perturber. A qui vais-je donner la priorité ? Moi, le papa ou le mari ? Comment faire pour que tous soient satisfaits ? Que va-t-on me demander ? Les enfants seront-ils au lit, vont-ils m'attendre ? Est-ce que ma femme sera fatiguée de sa journée ? Et mes petits chéris, auront-ils étés sages avec leur mère ?...

Toutes ces questions vont-elles m'envahir, comment faire ?

Je crois qu'au plus je rentre tard et fatigué, au plus je me laisse dominer par ce flux de questions qui restent généralement sans réponse très convaincantes. A ce moment, je repense au « repos du guerrier ». Vous savez ,ce repos que j'ai du postposer. Et bien pourquoi ce soir n'y aurais-je pas droit ? J'ai quand même passé ma journée à bosser, donc je le mérite. Attention mon grand  ! Tu retombes dans une réflexion de type linéaire où l'on se forge une croyance que les événements se suivent comme une locomotive tire ses wagons et on en oublie que tout est lié. Ce n'est pas parce que je bosse que cela me donne le droit de revendiquer telle ou telle chose. A la maison, il y a un autre travail qui a été fait en mon absence. Il est peut-être invisible, n'apporte pas d'argent mais est aussi essentiel que le miens.

Je me trouve alors avec deux éléments qui s'affrontent dans mes pensées et dans mon cœur. D'une part il y a ce que je souhaite, mes droits de ce "sacro saint "« repos du guerrier », et d'autre part les tout aussi "sacro saint" besoins et demandes de ma famille.

Mes réflexions s'arrêtent là et je reprends mon travail. La journée s'achève et me voilà sur le trajet du retour. Etrangement, je ne suis pas envahi par toutes ces pensées.

A la maison, tout le monde m'attend pour le souper, quel plaisir de se retrouver !  Malheureusement vu l'heure bien avancée de la journée, une fois le souper terminé, il est déjà temps de coucher tout ce petit monde. Mon plus jeune (5 mois) veut jouer les prolongations. Ce qui met à mal et retarde le moment où nous (mon épouse et moi) allons pouvoir être ensemble. Pour terminer, mon ainée se réveille. Non, elle ne dormait pas encore  (il est 21 heures 30)  :  des soucis avec ses copines d'école lui donnent des maux d'estomac.

22 heures  : nous sommes enfin à deux, la soirée peut commencer.

Quand nous n'avons pas beaucoup de temps ensemble, il me semble important de pouvoir se centrer sur l'être et moins sur l'agir. L'important ce soir est d'être avec elle, de la sentir près de moi ,de prendre plaisir et arriver à vivre ces moments comme un cadeau. Certes ce n'est pas toujours le plus facile, surtout si nous devons renoncer à toute une série de projets. Mais si l'on arrive à pouvoir se laisser aller, lâcher la bride, on peut alors se dire : "mais qu'est ce qu'on est bien nous deux "!

22:34 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Bonjour et meilleurs voeux. Etant coïncée chez moi par la météo je visite des blogs. Je viens de lire le vôtre que j'ai trouvé à la fois touchant et rigolot, surtout la leçon de cuisine. Nous nous sommes arrêtés à deux enfants n'étant pas quelqu'un de très patient à la base. Mes filles ont 17 et 16 ans. Je peux dire qu'à tous les âges arrivent son lot de crises et de joie. Les parents parfaits pas plus que les enfants parfaits n'existent et je crois que c'est de là que vient le charme d'une famille. Il faut se dire que malgrés la tempête qui s'abat quelques fois nous avons cette chance d'être parents et pas dans un pays comme le Darfour ou le Monténégro. Bon mardi !

Écrit par : nat | 06/01/2009

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