18/01/2009

Multicouches

Les repas sont des moments où toute la famille est réunie et où il peut se passer plein d'évènements. Prenez, par exemple, un souper-tartine.

Il y a quelques mois, j'ai eu l'idée avec les enfants que le souper serait un buffet-sandwichs . Vous savez, ce genre de sandwich qui est composé de plusieurs couches. Depuis, nos petits anges ont décidé qu'à chaque souper-tartine, ils allaient remettre ça. Les combinaisons sont aussi variées que surprenantes. Il y a surconsommation  de fromage, charcuterie, et le pain a le temps de  sécher dans son paquet, tant il met du temps pour être mangé.

Pour ma part, c'est une situation à la limite du supportable. Mais je ne dis rien, je me raisonne et me dis qu'ils ont le droit de faire de la sorte pourvu qu'ils mangent bien. Avec le temps qui passe, il m'est difficile, de plus en plus difficile, d'accepter ce spectacle qui ressemble à un atelier d'expériences culinaires.

Hier soir, je décide d'en parler à mon épouse, argumentant le gaspillage, le côut de la vie, mon éducation qui m'interdisait d'agir de la sorte étant petit,...

Mon épouse se défend assez bien et ses arguments sont valables :  faut-il forcément manger du pain avec du fromage ou de la charcuterie ? Les sandwicheries rivalisent d'originalité dans leurs choix d'ingrédients à mettre sur les baguettes et ce que les enfants proposent ne serait pas acceptable ? Quel est le poids de nos éducations et de nos habitudes bien "carrées" ? Et surtout, où est le sens d'une interdiction ?

Je me rends compte que nous sommes dans un conflit de valeurs, donc ça nous touche là où c'est très sensible. Au plus c'est sensible, au plus ça peut prendre du temps pour trouver une solution qui convienne à tous.

Ce soir, au souper, les enfant repartent sur le chemin des mille et une découvertes des saveurs gustatives. Ma tendre femme déclare haut et fort que "maintenant c'est terminé les couches et les couches." Et voilà que nos chéris partent pour un baroud d'honneur. Genre déclaration :" grève aux couches, grève aux couches !" scandés les poings levés à l'initiative de notre aînée. Nous tenons ferme, pas assez ferme, car avec toute leur innocence et toute leur spontanéité, ils arrivent à ébrecher nos convictions. Surtout les miennes.

Je vais donc revoir les modalités des "couches" et peut-être m'assouplir un peu... à voir !

21:24 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

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