29/01/2009

Ames sensibles, s'abstenir !

Comme nous le ressentions, lui et moi sommes passés à travers les virus assez rapidement.

En ce qui concerne les enfants, c'est durant la nuit que les premiers symptômes sont apparus. Notre aînée nous réveille vers une heure du matin : elle a remis. Toute fière, elle nous annonce qu'elle n'a pas vomi dans son lit ! Ouf ! C'est déjà ça ! En plus, elle a un lit niché à 1M80, ce qui rend la tâche du nettoyage plus difficile. Notre gentille fille s'étant dirigée vers son père pour demander de l'aide, j'ai donc replongé mon visage sur l'oreiller et laissé au papa l'honneur d'être le sauveur à sa fi-fille.

Mère indigne, sans coeur ? Non ! Rien de tout cela ! J'ai juste passé le relais après m'être levée moi aussi pendant ...plus de 10 ans. Mon homme a cette qualité de dormir profondément, de ne pas se réveiller au moindre bruit suspect provenant de la chambre des enfants et le défaut de ne pas supporter ni la vue, ni l'odeur de tout ce qui "sort "de nos merveilles. Et donc, pendant toutes ces années, c'est moi qui m'y suis "collée". Cette accumulation de nuit sans sommeil a eu pour conséquence, aujourd'hui, que mon homme a l'oreille plus fine que moi.

Lui et moi partageons tout. Donc, partage des tâches, partage des rôles ! Cette nuit-là, j'ai donc décidé que la prochaine décennie serait  pour mon homme. Quand reviendra mon tour, les "grands" seront grands ! Ce qui me donne statistiquement un peu de marge...

Le voilà qui descend la série d'escaliers... Je l'entends s'exclamer devant l'ampleur des dégâts : rien sur la dernière marche du lit, un peu plus un échelon au-dessus et ainsi de suite. Je l'imagine retenir ses haut-le-cœur...Et  puis, quelques secondes plus tard, la lampe de poche s'arrête à nouveau en bas des marches...C'est à ce moment-là qu'il a maudit l'achat des lits-hauteur : en bas de l'échelle, il y avait...bien ouvert...le cartable !!!!

Mon brave mari n'a pas renoncé même si il a beaucoup soufflé : un peu pour exprimer son désarroi et ...beaucoup pour reprendre de l'air !!!

Trois quart d'heure plus tard, le voilà à nouveau bien au chaud à mes côtés. La nuit peut continuer.

C'était sans compter sur notre plus jeune fille qui, une demi-heure plus tard, réveille son papa (je n'avais rien entendu, sincèrement !). Elle est en pleurs dans son lit où elle aussi ... a vomi !

Re-belotte pour super-papa qui commence à être dans le « bain » (de quoi ?) : escaliers dans un sens, dans un autre. Mais cette fois-ci, notre fille continuera sa nuit dans notre lit. Son papa a la sensation que ce n'est pas fini.

La suite de la nuit l'a confirmé. Puis, cela s'est calmé. Mais le papa a très peu dormi car la fille se serrait contre son père, lui-même en équilibre sur une fesse...

Bravo, p'tit mari, pour tout ce que tu as fait cette fameuse nuit. Oui, dans ce genre de maladie, je n'ai jamais eu les qualités que tu as montrées.

Merci pour ton efficacité dans le nettoyage mais surtout pour ta patience envers elles, ta façon douce de leur parler et de les rassurer. En apprenant encore sur moi et en découvrant encore sur toi, tu m'as donné une belle leçon de vie !

22:19 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

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