31/01/2009

6 +2 +...

Mon homme me l'avait pourtant bien dit : la famille était complète. Pas une autre âme y rentrerait ! Et moi, je rajoutais : "Pour le moment..."

Je le connais : il refuse, se bute parfois mais avec le temps, la réflexion et les bons arguments... il arrive qu'un jour...

Non, je ne suis pas enceinte ! Le sujet d'aujourd'hui concerne les animaux. Quand nous nous sommes connus, lui et moi, j'avais un chat et un chien. Le chat "Lucky" portait bien son nom puisque je l'avais recueilli chaton alors abandonné. Le chien "Baron ", un vieux bâtard, avait perdu son maître et a fini sa vie avec nous. C'était un bon chien pour lequel je suis devenue sa maîtresse en quelques secondes et je n'ai jamais eu à le regretter !

Quand l'un est parti de chez nous pour d'autres familles et que l'autre avait fait son dernier voyage, nous avons repris quelques mois plus tard un chien d'"Animal en péril".Lui aussi fût un très bon chien (on dit qu'ils sont reconnaissants) jusqu'au jour où nous avons du abréger ses souffrances (cancer des os à 7 ans).

Je n'oublie pas ce qu'un jour on m'a dit : "Dans une vie d'homme, nous connaitrons plusieurs vie de chiens."

Un peu plus tard, mon homme m'a offert la race que je préfère, un Golden Retriever. Malheureusement, le chiot est mort à 4 mois.

Ce sont les enfants qui ont demandé à avoir un animal quelques mois plus tard. Si nous les écoutions, nous pourrions ouvrir une ferme !

Alors que nous étions en route en amoureux pour voir une exposition du "Chat" de Geluck, nous avons fait un arrêt "juste pour voir" au refuge "Help Animals". C'était les chiens que je venais observer et c'est avec un... chat tout blanc que nous sommes ressortis. Mon mari avait dit "oui", lui qui s'y refusait depuis si longtemps.(Pour la petite histoire, nous ne verrons donc pas l'expo du "Chat")

Mais mon désir de chien était toujours présent. Depuis mon adolescence, j'ai toujours vécu avec un chien. Un jour de juin 2004, c'est un deuxième chiot Goden Retriever qui a mis une patte à la maison et c'est toujours elle qui vit avec nous aujourd'hui.

Mais revenons à nos moutons...enfin...

Nous étions partis acheter un tapis et ...nous sommes revenus avec le tapis ! Pendant que mon homme chargeait notre nouvel achat dans la voiture, je suis allée jeter un coup d'oeil au magasin d'à côté où nous devions acheter des croquettes pour chiens. Mon homme me rejoint quelques minutes plus tard et il me retrouve accroupie à côté du maxi-cosi de bébé. Tous les deux, nous regardions les jolies petites bêtes en vitrine. Enfin, surtout une, en ce qui me concerne. Une attirance ressentie, un regard et...je me retourne vers mon mari avec les mêmes yeux, essayant d'utiliser tout mon charme. J'y mets "le paquet" car je sais que la partie n'est pas gagnée. Il a des arguments en béton et cela depuis longtemps : "Quatre enfants, un chien et un chat...je pense que c'est assez."

Pour la première fois, je sens que son regard n'est pas si dur et son ton de voix ne s'est pas durci. Il me semble même que lui aussi a craqué, le tendre !

Je m'engouffre dans cette brèche béante mais...il s'en va au rayon des croquettes pour chien et revient quelques minutes me rappelant de nous diriger vers les caisses. Je lui dis que je suis coincée-là, pas moyen de bouger...Je me lève à regret et me dirige vers lui. Et là, à mes pieds, il y a de la litière !

Mes yeux interrogent mais mon visage sourit : "Tu es d'accord ?" Oui ! Il a dit "Oui" et semble même un peu heureux. Mais le connaissant, cela doit plus avoir à faire avec le bonheur de me faire plaisir.

Nous sommes donc rentrés avec un p'tit de plus  et à la grande joie des enfants ! Le petit nouveau a 6 semaines, est de couleur brun-gris, a des poils tout doux et une tête à faire craquer le plus dur des durs (hein, biloutte ?).

Merci p'tit mari !

20090131 007

Il ou elle a un nom très original... : Lapinou !

23:23 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

29/01/2009

Ames sensibles, s'abstenir !

Comme nous le ressentions, lui et moi sommes passés à travers les virus assez rapidement.

En ce qui concerne les enfants, c'est durant la nuit que les premiers symptômes sont apparus. Notre aînée nous réveille vers une heure du matin : elle a remis. Toute fière, elle nous annonce qu'elle n'a pas vomi dans son lit ! Ouf ! C'est déjà ça ! En plus, elle a un lit niché à 1M80, ce qui rend la tâche du nettoyage plus difficile. Notre gentille fille s'étant dirigée vers son père pour demander de l'aide, j'ai donc replongé mon visage sur l'oreiller et laissé au papa l'honneur d'être le sauveur à sa fi-fille.

Mère indigne, sans coeur ? Non ! Rien de tout cela ! J'ai juste passé le relais après m'être levée moi aussi pendant ...plus de 10 ans. Mon homme a cette qualité de dormir profondément, de ne pas se réveiller au moindre bruit suspect provenant de la chambre des enfants et le défaut de ne pas supporter ni la vue, ni l'odeur de tout ce qui "sort "de nos merveilles. Et donc, pendant toutes ces années, c'est moi qui m'y suis "collée". Cette accumulation de nuit sans sommeil a eu pour conséquence, aujourd'hui, que mon homme a l'oreille plus fine que moi.

Lui et moi partageons tout. Donc, partage des tâches, partage des rôles ! Cette nuit-là, j'ai donc décidé que la prochaine décennie serait  pour mon homme. Quand reviendra mon tour, les "grands" seront grands ! Ce qui me donne statistiquement un peu de marge...

Le voilà qui descend la série d'escaliers... Je l'entends s'exclamer devant l'ampleur des dégâts : rien sur la dernière marche du lit, un peu plus un échelon au-dessus et ainsi de suite. Je l'imagine retenir ses haut-le-cœur...Et  puis, quelques secondes plus tard, la lampe de poche s'arrête à nouveau en bas des marches...C'est à ce moment-là qu'il a maudit l'achat des lits-hauteur : en bas de l'échelle, il y avait...bien ouvert...le cartable !!!!

Mon brave mari n'a pas renoncé même si il a beaucoup soufflé : un peu pour exprimer son désarroi et ...beaucoup pour reprendre de l'air !!!

Trois quart d'heure plus tard, le voilà à nouveau bien au chaud à mes côtés. La nuit peut continuer.

C'était sans compter sur notre plus jeune fille qui, une demi-heure plus tard, réveille son papa (je n'avais rien entendu, sincèrement !). Elle est en pleurs dans son lit où elle aussi ... a vomi !

Re-belotte pour super-papa qui commence à être dans le « bain » (de quoi ?) : escaliers dans un sens, dans un autre. Mais cette fois-ci, notre fille continuera sa nuit dans notre lit. Son papa a la sensation que ce n'est pas fini.

La suite de la nuit l'a confirmé. Puis, cela s'est calmé. Mais le papa a très peu dormi car la fille se serrait contre son père, lui-même en équilibre sur une fesse...

Bravo, p'tit mari, pour tout ce que tu as fait cette fameuse nuit. Oui, dans ce genre de maladie, je n'ai jamais eu les qualités que tu as montrées.

Merci pour ton efficacité dans le nettoyage mais surtout pour ta patience envers elles, ta façon douce de leur parler et de les rassurer. En apprenant encore sur moi et en découvrant encore sur toi, tu m'as donné une belle leçon de vie !

22:19 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

27/01/2009

Virus

A défaut d'attaquer notre ordinateur, deux virus différents ont attaqués nos corps et nos esprits depuis deux jours. Voilà pourquoi il n'y a pas eu de messages hier soir. Cependant, nous semblons reprendre bien vite le dessus ! Croisant les doigts (et tout ce que l'on peut croiser) et plein d'espoirs, nous reviendrons dans quelques heures car...ne dit-on pas : "Ca ira mieux demain? "

22:12 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

25/01/2009

Une fois par an

Une fois par an, mon homme s'offre un week-end pour lui. Oh, je peux venir avec lui, il en serait heureux mais...en serais-je capable ? C'est qu'il me vexerait presque...et qu'il me donne envie de lui montrer de quoi je suis capable, nom d'une pipe !

Le fameux week-end de mon homme est un week-end « trekking ». Carte d'état-major en mains, la première journée est une journée de marche dans les Ardennes : 30 km en moyenne à travers les champs, les bois et rarement sur les routes. Cela monte, cela descend, cela remonte. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Non, le petit pont de bois de Duteil ne verra pas les grands costauds qui préfèrent traverser à pieds les rivières et se faire des muscles dans les pentes les plus ardues.

Mais pour tenir le coup, il faut des haltes que les gentils organisateurs  prévoient le long du parcours : des litres de bière  principalement. Seuls les hommes savent pourquoi...Eventuellement, si certains préfèrent abandonner et retourner au camp, les G.O. les ramèneront mais cette opportunité ne plaît qu'aux « femmelettes ».

Le lendemain, les activités varient entre V.T.T. (de quoi profiter encore des beaux dénivelés), canoë-kayak, escalade ...) Si vous ne sentiez pas encore vos adducteurs...ce sera chose faite !

Ensuite, c'est la fin du week-end : fatigués, crevés, mal partout, clopin-clopant, boitant ...mais tellement fiers d'avoir résistés à tout sans aucun entraînement préalable, les costauds rejoignent leur famille où ils se font oublier une nuit, un jour...le temps de récupérer un minimum d'énergie.

...Je perçois votre moue dubitative : non, il doit y avoir autre chose qui les motive à ce point. On ne devient pas sportif d'un week-end pour rien. Et vous avez raison ! J'oublie de vous parler de la beauté des paysages, du calme de la région, de la pluie incessante ou du soleil brûlant (les joies de la Belgique). Mais j'oublie surtout de vous parler du planning des soirées !

Traditionnellement, le premier soir, c'est une immense paëlla qui donne le départ des hostilités. Et les fruits de mer en sauce, cela donne soif...alors le repas est arrosé. Les costauds sont tous heureux de se retrouver et prennent des forces pour le lendemain. Ils rognent même quelques heures sur la première nuit sans économiser leurs forces pour le lendemain.

Le deuxième soir, après une très bonne et longue douche, les « durs » remettent cela avec un barbecue. Et là, ce n'est plus l'alcool qui sonne l'heure du coucher mais la fatigue qui tombe sans crier gare, d'un coup. Mais ce sera quand même aux petites heures pour la plupart d'entre eux : les « trekkers » ne sont pas n'importe qui !

Pour me faire marcher (enfin, je crois ?), il rajoute qu'il y a aussi de belles Suédoises mais que cela l'intéresse si peu... (parce qu'il y a des courageuses aussi, il faut bien que je le reconnaisse !)

Alors voilà le rendez-vous pour lequel mon homme se réjouit depuis bientôt un an et qu'il ne manquerait pour rien au monde.

Alors : j'y vais ti ou j'y va ti pas ? That's the question ! Encore quelques semaines pour y réfléchir, pour m'entraîner, pour pousser mon homme à le faire aussi, pour trouver la bonne excuse pour me défiler ou  pour avoir...la force de l'accompagner !

21:35 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1)

23/01/2009

Décodeur

Pour arriver à parler le même langage dans un couple, il est important d’avoir un traducteur ou un décodeur ou encore un interprète. Quoique ce dernier est plus rare.

Il est bon de vous expliquer le contexte. Cela se passe généralement dans une conversation anodine. Votre épouse, l'air de rien, vous envoie des messages. A vous de les trouver et surtout de les interpréter de manière correcte. Là est toute la difficulté car, pour nous les hommes, si nous n'avons pas suivi un "training", il est fort probable que nous passions à côté sans nous en apercevoir. Et là, mes amis, les réactions féminines sont instantanées et non équivoques.

Il faut dire à notre décharge que souvent ces messages sont habillement enrobés de manière à tester notre capacité d'écoute.

L'écoute, tout un programme. Les femmes attendent de leur homme qu'ils les ECOUTE. Une femme va pouvoir vous raconter mille et une choses pour en fait évoquer un élément de leur journée. A vous de le retrouver. (Tiens voilà une idée pour un nouveau jeu de société). Si ce n’est pas un piège, ça y ressemble un peu.

Nous, les hommes, avons l'habitude de raconter notre journée en 3 minutes et par monosyllabe. En fait, nous délivrons l'information sans y ajouter des phrases parasites. Cela a comme avantage de ne pas s'embrouiller dans un roman fleuve.

Exemples (et c’est du vécu ! ) :

Elle : « Comment s'est passée  ta journée mon chéri ? »

Lui  : « Hon! Ca a été…Beaucoup de travail… Fatigué… Qu'est ce qu'on mange ce soir ?"

Elle : «  La poubelle est remplie, "il" faudrait la changer. »

« Le petit bout s'est réveillé "on" va le chercher ? »

En résumé, les messages sont soit cachés dans une phrase interminable, soit le "il" et le "on" signifient qu'elle parle de moi.

Je dois quand même évoquer une subtilité typiquement féminine dans l'art du camouflage d'infos : il s’agit des objets qu'elle laisse et qui sont déposés à des endroits stratégiques. Je veux dire des endroits où nous ne pouvons pas faire autrement que de les voir. Exemple : l'aspirateur qui n'est plus à sa place mais mis en évidence dans le salon. Décodage fait : je dois l'utiliser non pas pour le ranger, mais pour ASPIRER.

Il ne tient qu’à nous de faire preuve de discernement entre les besoins de relais qu’elles attendent de notre part et les demandes qui peuvent être négociées.

Au final, la communication c’est comme l’amour : il y a plusieurs façons de dire les choses, ce n’est pas parce qu’elles sont cachées qu’elles ont moins de valeurs.

 

22:28 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

22/01/2009

Une bouteille...dans la Senne

Existe-t-il ce lien indélébile entre les êtres ou sommes-nous devenus des inconnus ?

Dois-je tout accepter d'une personne ou ais-je droit à un minimum de respect ?

Est-il possible d'être à ce point en colère au point de renier l'autre ou est-il possible de passer à autre chose ?

Puis-je  reprocher à l'autre  tout le malheur que je vis ou puis-je accepter le passé et participer au futur ?

Ais-je toute la vie ou faut-il profiter de chacun de ces moments ?

Est-ce que les êtres que j'aime seront toujours  près de moi ou est-ce que je serais toujours près de ceux que j'aime ?

Dois-je sans cesse exprimer ma tristesse, ma colère, ma rancœur, mes jalousies  ou puis-je  l'abandonner à côté du chemin et en choisir un autre ?

Est-ce que je m'aime assez pour prendre soin de moi ou dois-je prendre ce temps de découverte ?

Est-ce que les autres ont droit à l'erreur et est-ce que j'ai droit à l'erreur ?

Puis-je accepter l'amour des autres  et m'autoriser à leur donner le miens ?

Puis-je me permettre d'être heureuse et alors les rendre heureux ?

Je connais la réponse à toutes ces questions. J'aimerais tant que tu puisses y répondre aussi...

Notre porte reste ouverte.

22:50 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

21/01/2009

Merci les devoirs d'école

Depuis quelques jours, ma fille ainée me demande de l'aider pour un travail scolaire. Elle a choisi de présenter la religion islamique.

Hier elle a pu s'exercer à "surfer" sur internet pour puiser les renseignements utiles à ce travail. N'ayant pas pu trouver tout ce dont elle avait besoin, j'ai moi-même fait quelques recherches.

Il est évident que cette religion ne m'est pas étrangère. J'estime être suffisamment ouvert et ne rejette aucune religion. 

En bon père, j'ai lu les documents imprimés , surligné les éléments-clés afin qu'elle puisse s'y retrouver plus facilement.

Et là, je me suis rendu compte de l'étendue de mon ignorance, des fausses croyances que je me faisais. C'est stupéfiant de se dire que c'est grâce à ce petit bout de femme que j'ai pu ouvrir mon regard sur l'Islam.

Je découvre qu'il y a beaucoup de ressemblance avec la religion catholique, que nous avons des racines communes. La tolérance, l'acceptation de l'autre, de sa différence et l'amour de son prochain sont des concepts identiques. Il y a aussi des règles, lois rigides. Lois qui peuvent paraître venues d'un autre temps. Mais qui existent dans ces deux religions même si on ne parle pas forcément des mêmes règles.

Nous croyons au bien et au mal, au Paradis et à l'Enfer. La loi des hommes n'est pas divine...

Autant de similitudes et autant de différences et pourtant tant de haine, de guerres, de meurtres et de massacres au nom d'un seul Dieu d'Amour.

Cette constatation n'est pas nouvelle pour moi, seulement elle prend un sens plus profond, plus intense dans ce qui nous ressemble, nous rapproche. Mais aussi dans ce qui nous différencie et nous éloigne.

Je me dis alors que si Mahomet et Jésus se rencontraient, ils en auraient des choses à raconter. Quelle serait leur vision du monde aujourd'hui ? Est-ce qu'ils nous enseigneraient les mêmes messages ?  

Je crois que rien ne changerait car ce qui avait de valeur et de sens dans le passé en aurait toujours autant de nos jours. 

Je terminerais en remerciant ma fille. Merci pour ces moments de réflexion, ils m'ont permis de me poser un peu sur un des fondements de notre société, de l'histoire des hommes. Mais surtout sur moi, sur ma vision de mes propres croyances. Pouvoir m'ouvrir un peu plus sur cette religion que je ne connais pas assez.

23:12 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)