09/03/2009

P'tite fée

Il manque quelqu'un près de nous, près de moi.

Te voilà loin de nous, loin de moi  le temps de tes premières "classes de mer".

Tu as retrouvé ta meilleure amie aux "pieds" du car et, déjà, tu voulais y grimper. Le temps de te rappeler à nous pour t'embrasser et l'étreinte se relâche, tu pars. Pas le temps de te dire tout ce que j'avais à te dire...

Je revois ton  grand sourire aux lèvres et tes grands bras qui faisaient "au revoir" comme une princesse dans son carosse. Tu envoyais des baisers à tout le monde, insouciante et pas du tout inquiète de ce qui t'attendait.

Quelle inquiétude ? La maman-poule que je suis se demande comment prendras-tu soin de toi. Demanderas-tu de l'aide pour t'attacher les cheveux, pour nouer tes lacets, pour veiller à te couvrir correctement. Oseras-tu dire quand tu as soif, quand tu as mal de tête ou quand tu es triste ? Seront-ils répondre à tes besoins, tes désirs, tes attentes ? Qui viendra te faire un câlin, un bisou au moment de te coucher ? Qui viendra te recouvrir au début de ta nuit ?

 

Voilà de quoi occuper les pensées d'une maman pendant ces trois longs jours.

Si c'est ta première fois, cela ne l'est pourtant pas pour moi... J'avais observé du coin de l'oeil les autres mères enfuies dans leurs mouchoirs. Quand ton car était à l'horizon, je n'étais pas en larmes au milieu du parking. Bien sûr que non, j'avais déjà essuyé mes yeux !

Je t'admires, ma chérie.

Tu es belle comme un coeur : ce coeur que tu aimes tant et qui se dessine sur tout ce qui t'appartient. Tu as un regard profond dans lequel se reflète la féerie de ton monde. Tu as l'insouciance de tes 7 ans, un indépendance de caractère, une force de persuasion, un rire craquant.

Je suis fière de ce que tu es.

Ton séjour avec l'école me faire prendre conscience des années passées. Tu n'es certes plus notre petite dernière mais tu as encore besoin de toute la tendresse et la douceur que tu cherches. Il en va de même pour ta grande soeur et ton grand frère. Voilà ce que j'oublies trop souvent et que j'apprends de ton absence aujourd'hui.

Alors  je t'envoie tout mon amour sous forme de vagues de bonheurs à partager avec tes amis, de dunes de souvenirs à construire, de souffles de mots doux, de cerfs-volants de baisers, de rayons de chaleur humaine, de bateaux de tendresse.

Il n'y a pas assez de grains de sable pour te dire combien je t'aime, ma p'tite fée !

22:46 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Bouh ! Vous me faites pleurer !
Penser à mon Petit D'Homme qu'un jour il faudra que je laisse partir pour quelques jours me fend déjà le coeur...
Il ne devrait pas permis d'être aussi maternelle ;)

Écrit par : Vinie | 12/06/2009

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