08/03/2010

La journée de la femme ?

Le week-end n'avait pas été du tout mentalement reposant. Les enfants avaient été difficiles et j'étais seule pour gérer ces petits monstres puisque mon homme travaillait. Et pourtant, après avoir repris le boulot à temps-plein, j'avais espéré un peu plus pour ces deux jours de repos.

Le week-end s'est terminé dans les cris : celui d'une mère à bout qui hurle à ses enfants qu'elle voudrait bien  (enfin!) un repas dans le calme, à ne pas répéter sans cesse les mêmes remarques : "ne mets pas tes coudes à ta table, ne parle pas la bouche pleine, n'ennuie pas ta soeur, tiens-toi droit(e)... et j'en passe et des meilleures. Je ne dois rien apprendre à beaucoup d'entre vous. (Hein ? Rassurez-moi, c'est pareil chez vous ? Ou faudra-t-il que je relise les oeuvres de mon modèle, madame Dolto, et révise ma communication non-violente ?)

Et comme si cela n'était pas encore assez (cerise sur le gâteau), il faut aussi que les retrouvailles tardives avec leur papa se passent mal.

Je me réveille ce lundi matin loin d'être en forme. "Journée de la femme"...ah, ça va être ma fête ! 

Je décide de rester sous les draps encore un peu. Après tout, je peux m'offrir ce luxe aujourd'hui, non ?

Sans moi, la maison tourne au ralenti. Mon homme prend sa douche de bonnes grosses vingtaine de minutes. Les enfants sont donc réveillés en retard. Et tout va s'enchaîner...

Mon homme arrive avec mon petit dernier dans mon lit...ben, tiens, c'est bien connu, une mère ne doit pas dormir quand ses enfants sont réveillés.

Euh...J'avais pourtant pas encore mis mon pied gauche par terre et pourtant c'était un peu comme si... ils ont vite fait demi-tour.

En bas, j'entendais ma grande râler parce que la table du petit déjeuner n'était pas mise. Rendez-vous compte ! L'horreur!!!

Je la retrouve dans la salle de bain...ben, oui, une maman ne peut pas se laver seule. Il y a à chaque fois un besoin urgent ou une organisation telle que maman, elle, n'a pas droit à son intimité.

Ensuite, j'entends la plus jeune me demander de lui attacher les cheveux. Réponse : "Maman est en mode invisible ce matin. Va voir ton père." (Pour la petite histoire, elle partira les cheveux en bataille...);-)

Enfin, je vais pouvoir déjeuner tranquille, à mon aise, sans gérer la coiffure de l'un ou la mauvaise humeur de l'autre (non, aujourd'hui, c'est moi ;-)). D'ailleurs, mon fils aîné ne m'a même pas remarquée.

Et l'heure tourne...

Personne ne s'en soucie. Je tiens bon. Ils savent tous les quatre regarder l'heure mais chacun vaque à SES occupations. Oui, mais...maman n'est pas là pour sonner le glas.

8h25 : l'heure de la rentrée en classe. Mon homme est prêt, il vient de s'occuper de sa mallette. Les enfants sont plongés dans leurs bandes dessinées.

Tiens, maman s'active. Wouaw, elle met même son manteau. Alors, c'est qu'elle va nous conduire à l'école !

En fait, je vais travailler. Mais avant, je leur dit, la gorge serrée : "Aucun de vous ne m'a dit "bonjour" ce matin. Simplement "bonjour". Je ne fais pas partie des meubles, je ne suis pas là que pour vous coiffer, vous écouter râler ou vivre votre indifférence. Je vous souhaite une bonne journée."

J'ai tourné les talons et je suis partie, triste et en colère.

Heureusement, il n'y a qu'une journée de la femme, hein ?

21:06 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Je te rassure(ou pas)c'est pareil ici...
Aller,courage,ça passera(ou pas)

Comment ça,c'est pas très positif?lol

M'en fout,plus tard je serai Tatie Danielle et je me vengerai :D

Écrit par : nadege54-57 | 08/12/2010

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