22/12/2011

Je suis en colère (suite et fin)

J'ai mis du temps à revenir vers vous... En réalité, les évènements n'ont pas pris la tournure que nous espérions.

Comme je vous l'avais dit, mon mari a rencontré une deuxième fois la directrice. La discussion a porté sur une demande de rencontre avec les parents afin que cela cesse. En sortant de son bureau, il a croisé le papa de la jeune fille. Celui-ci souhaitait nous parler. Il reconnait avoir lancé un ballon "un peu fort" vers le goal mais sans viser spécialement notre fils. ( ?!) Il était énervé par sa journée et avait besoin de se calmer. Pourtant, la directrice (sous les dires des enseignants présents) confirme que le geste était violent. Il ne parle pas de s'excuser...

Le père tient un discours où ce serait plus sa femme qui est en colère. D'ailleurs, il ne nous conseille pas de lui parler pour l'instant.

Le lundi suivant, la directrice appelle notre fils dans son bureau. (Mon mari lui avait formellement demandé de ne pas voir notre fils seul à propos de cette histoire mais bien en notre présence et en même temps, elle n'en a pas tenu compte). Elle explique qu'elle a vu la vidéo et n'a en effet pas vu d'acte délibéré de notre fils. Elle a même remarqué que 5 minutes auparavant, un même accident aurait pu se passer. Mais elle ne s'est pas excusée à notre fils. Non. Au lieu de cela, elle lui a demandé d'écrire le règlement de la piscine ! Elle lui a donné quelques conseils et lui a laissé le temps de la récréation pour le terminer. Mon fils était déçu de ne pas avoir eu, de ce fait, de récréation. (C'est le moment préféré de l'école, hein ?!)

Mon mari a rencontré la directrice une troisème fois pour signaler notre déception face à notre demande irrespectée de renconter notre fils en notre présence. Nous voulions également lui signifier notre stupéfaction face à ce que nous considérons comme une punition (le règlement). Pas de réponse de sa part face à notre demande. Par contre, le règlement était pour elle une application de la formation que les enseignants avaient reçue. Cette formation incitait le corps enseignant à passer par un acte écrit lors de conflit. Mon mari a rappellé à la directrice que la situation ne convenait pas à cette démarche.

Il y a une dizaine de jours, à la sortie d'une réunion louveteau, c'est la maman de la jeune fille qui a demandé à parler à mon mari. Celle-ci était encore (4 semaines après les faits) sous la colère. Elle a exprimé son étonnement de ne pas avoir eu de coup de téléphone de notre part pour nous excuser (de quoi ?) Elle se demande pourquoi notre fils n'est pas puni. Elle a vu la vidéo, a vu que c'était un accident involontaire mais ne veut pas le reconnaître. Elle se demande pourquoi nous ne le punissons pas, parle de lui comme d'un futur délinquant. Elle explique l'acte de son mari comme quelque chose qu'il faut bien faire puisque personne ne fait rien !!!!

Mon mari est resté très zen. Il a compris qu'elle était encore dans un état qui ne permettait pas de discussion. Il a senti qu'elle ne pouvait entendre notre point de vue et l'a écouté.

Cette semaine, je suis malade et ensemble, mon mari et moi, nous avons rencontré une quatrième fois la directrice. J'avais besoin de lui dire, moi aussi, toute ma déception et ma colère : celle d'il y a deux ans où aucun enfant n'avait été puni du harcelement moral et physique commis sur notre fils ; celle d'aujourd'hui, où je constate très amèrement qu'elle ne s'est pas excusée vis à vis de lui, que le père de la jeune fille ne l'a pas fait non plus par rapport à son acte de violence et que par la faute d'adultes, cet incident a pris une ampleur considérable.

Aujourd'hui, notre fils faisait face encore une fois à des adultes qui ne prennent pas leurs responsabilités. J'ai rappelé que nous étions restés bien calmes dans nos réactions, bien discrets parfois (par rapport à ce qu'elle venait de nous dire sur la mère qu'elle a retrouvé plusieurs fois à la sortie des cours à chercher l'appui d'un professeur ou par rapport à des questions que l'on pose à la directrice au bord d'un terrain de foot... Les ragots ont donc bien tourné dans notre ville à l'esprit "village "comme je le craignais.)

J'ai dit clairement qu'après les vacances, nous ne voulions plus entendre parler de cet accident. Si c'était le cas, nous prendrions des dispositions. J'ai réussi à exprimer tout cela de manière très calme et en même temps très posée. La directrice m'a dit m'avoir bien entendue. Elle nous a expliqué que la mère était encore passée la voir en début de semaine en lui disant qu'"elle ne l'ennuyerait plus avec cela". Cela pourrait dire que nous sommes enfin dans la même direction.

Pour notre bonhommet, j'ose l'espérer.

 

 

22:20 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (2)