20/01/2009

In the name of love ?

Aujourd'hui, beaucoup s'accordent à dire que c'est un jour spécial.

Je n'y connais rien en politique. Peut-être n'ais-je pas trouvé la bonne personne qui m'initierai tout en me montrant comment gérér tel ou tel problème .

Je n'ai vu que des hommes et des femmes (plus souvent des hommes quand même) assoiffés de pouvoir, riches de bavardages et pauvres en solutions concrètes au problèmes du peuple.

Je serais incapable de citer trois ministres actuels en Belgique. Je reconnais certains visages à ce qu'ils m'inspirent confiance ou pas. Je ne saurais pas les rattacher à tel ou tel parti politique.

Mais aujourd'hui, l'Amérique a un nouveau président. Barack Obama est certes le premier président noir, c'est aussi à mes yeux le premier qui a "un visage humain", le premier qui semble plus concerné par le problème des gens que par le pouvoir.

Ce n'est qu'un ressenti, une émotion que j'ai à l'entendre et à le voir. Je ne fonctionne bien que comme cela : en faisant confiance à ce que mon coeur me dit et non ma tête. Je veux croire qu'un vent de changement souffle sur le monde...au nom de l'amour !

23:40 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

19/01/2009

Pourquoi ?

Nos proches, qui nous connaissent bien et qui ont pu prendre connaissance de notre "Blog", nous ont souvent posé les questions suivantes : pourquoi avez-vous fait cela ? Ne pensez-vous pas que vous révélez toute votre intimité de couple ou de famille ?

L'idée de créer un "Blog" nous est venue en même temps il y a plus ou moins un an. Au départ ce n'était pas très clair le "pourquoi" et encore moins ce que nous allions bien pouvoir écrire. Mais l'idée elle-même nous séduisait. Pendant plusieurs mois, nous n'en n'avons plus parlé. Puis peu avant Noël 2008, mon épouse me relance . Quelques clics et les choix de catégories, de titre et d'orientation du blog nous sont tout à coup évidents.

Aujourd'hui nous savons pourquoi.

L'envie de communiquer autrement. Non pas que nous n'arrivons pas à parler, bien au contraire. C'est justement parce que nous pouvons nous parler aisément de tous les sujets que nous pouvons ouvrir une fenêtre sur notre vie.

C'est aussi parce que ça nous plaît, parce que ça nous amène à nous "poser" chaque jour afin de pouvoir prendre un peu de recul sur notre journée. Arriver à avoir une autre lecture des évènements est en soit très excitant.

Et enfin c'est la surprise pour l'autre de découvrir ce qui est dans le coeur et les pensées de sa moitié.

Quand à la question de la part d'intimité que nous vous livrons, c'est avec pudeur et simplicité que nous vous l'offrons.

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22:23 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1)

18/01/2009

Multicouches

Les repas sont des moments où toute la famille est réunie et où il peut se passer plein d'évènements. Prenez, par exemple, un souper-tartine.

Il y a quelques mois, j'ai eu l'idée avec les enfants que le souper serait un buffet-sandwichs . Vous savez, ce genre de sandwich qui est composé de plusieurs couches. Depuis, nos petits anges ont décidé qu'à chaque souper-tartine, ils allaient remettre ça. Les combinaisons sont aussi variées que surprenantes. Il y a surconsommation  de fromage, charcuterie, et le pain a le temps de  sécher dans son paquet, tant il met du temps pour être mangé.

Pour ma part, c'est une situation à la limite du supportable. Mais je ne dis rien, je me raisonne et me dis qu'ils ont le droit de faire de la sorte pourvu qu'ils mangent bien. Avec le temps qui passe, il m'est difficile, de plus en plus difficile, d'accepter ce spectacle qui ressemble à un atelier d'expériences culinaires.

Hier soir, je décide d'en parler à mon épouse, argumentant le gaspillage, le côut de la vie, mon éducation qui m'interdisait d'agir de la sorte étant petit,...

Mon épouse se défend assez bien et ses arguments sont valables :  faut-il forcément manger du pain avec du fromage ou de la charcuterie ? Les sandwicheries rivalisent d'originalité dans leurs choix d'ingrédients à mettre sur les baguettes et ce que les enfants proposent ne serait pas acceptable ? Quel est le poids de nos éducations et de nos habitudes bien "carrées" ? Et surtout, où est le sens d'une interdiction ?

Je me rends compte que nous sommes dans un conflit de valeurs, donc ça nous touche là où c'est très sensible. Au plus c'est sensible, au plus ça peut prendre du temps pour trouver une solution qui convienne à tous.

Ce soir, au souper, les enfant repartent sur le chemin des mille et une découvertes des saveurs gustatives. Ma tendre femme déclare haut et fort que "maintenant c'est terminé les couches et les couches." Et voilà que nos chéris partent pour un baroud d'honneur. Genre déclaration :" grève aux couches, grève aux couches !" scandés les poings levés à l'initiative de notre aînée. Nous tenons ferme, pas assez ferme, car avec toute leur innocence et toute leur spontanéité, ils arrivent à ébrecher nos convictions. Surtout les miennes.

Je vais donc revoir les modalités des "couches" et peut-être m'assouplir un peu... à voir !

21:24 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

17/01/2009

Sacré devoir !

Mon fils devait répondre aux questions suivantes dans un de ses devoirs (en noir : ce qu'il a répondu) :

Si j'étais capitaine de navire, je...m'émbêterai.

Si j'étais chauffeur de bus, je...m'amuseret.

Si j'étais Zorro, je...voleret. (ben, oui avec sa cape !)

Quelle belle façon d'entrer dans leur monde imaginaire en posant ce genre de questions ! Je me suis promis de refaire un même exercice avec les trois grands.

Car tout à coup, ce temps de devoir était devenu un moment merveilleux !

 

22:28 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

16/01/2009

Devinette

Devinez ce que j'ai fait aujourd'hui et que je n'avais plus fait depuis...environ 5 mois ?

Lui serait le dire mieux que moi à quand remonte la dernière fois... 

Je sais que si j'interrogeais quiconque en lui demandant quelle serait pour lui la fréquence normale, je m'entendrais répondre : "Deux fois par semaine".

Si je demandais quelle serait la fréquence idéale, la réponse serait alors et sans hésitation  : "Deux fois par jour !"

Et moi, j'ai mis tout ce temps pour recommencer...Je suis un peu honteuse mais c'est pourtant la vérité. Je me suis trouvée mille excuses : une fin de grossesse fatiguée, puis un bébé et peu de temps pour autre chose. Pas envie aussi.

J'ai resisté à ses yeux qui me fixaient, à ce doux regard qui essayait tant bien que mal de me faire craquer. Et même si je le caressais, cela ne me donnait pas envie de plus.

Et pourtant, j'aime ça! Qu'est-ce que cela fait du bien ! Il faut juste s'accorder ce plaisir, prendre ce temps. Il faut se rappeler aussi que cela fait partie des concessions à faire une fois que le couple s'est formé : prendre soin de lui, de ses désirs et ses besoins.

Alors aujourd'hui, c'était enfin une bouffée d'air pur, un plaisir partagé. A le voir si heureux lui aussi, je me suis dit que je recommencerais beaucoup plus souvent.

...

Promis, mon chien, à nous deux les ballades !

Coquins ! Vous pensiez à autre chose ?

23:16 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1)

15/01/2009

Il y a des jours comme ça !

Après une journée bien remplie, je me retrouve ce soir attendu par ma petite famille pour partager notre souper. Mes enfants m'accueillent avec tout leur coeur et toute leur vitalité (comment font-ils pour avoir autant d'énergie ?).

Et bien ce soir je n'y était pas. Il y a des jours où il est difficile de lâcher-prise. La fatigue peut-être ou trop de travail... Bref, je me cherche de bonnes raisons pour expliquer cet état de distance avec ma famille.

Donc, pendant le souper j'ai besoin de me renfermer un peu et de donner le minimum pour que je sois socialement acceptable.

Je peux vous dire que ce ne fût pas facile. Et encore maintenant alors que je vous écrit, j'ai en bruit de fond le spectacle de Florence Foresti. Elle n'est pas mal mais je n'ai pas envie de rire. Elle me déconcentre. Quand j'arrive à faire le vide et m'isoler dans ma bulle, c'est mon épouse qui me fait des bisous. J'ai pas envie non plus de ses bisous maintenant.

Durant le repas, mon fils  fait des misères et se montre exigeant pour manger. A la fin, il passe à autre chose. Lui, il y arrive tandis que moi...

Le souper terminé, je suis toujours dans mon trip. Mon fils joue avec son téléscope et se prend pour un G.I. armé de son bazouka. Il tire un coup et s'étonne de voir sa roquette partir loin devant lui. On l'a échapé belle, elle est passée juste devant nous. Il éclate de rire et ma femme également. Moi pas.

Cerise sur le gâteau, il vient faire un câlin à sa maman  en lui disant "BAZOUKAAAAAA !!!" Il re-éclate de rire, elle re-éclate de rire. Moi re-pas !

Voilà les enfants dorment, et je peux tout doucement, surtout pas trop vite, sortir de ma caverne.

Zut, ce n'est plus Florence Foresti, mon épouse a changé de chaîne, et ses petits bisous me manquent.

Elle me sourit, je crois que je vais aller m'asseoir auprès de ma tendre femme. Bonne soirée !

21:53 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

14/01/2009

Rien de spécial?

A l'heure des retrouvailles , quand tu reviens d'une journée de travail, vient la question fatidique : " Comment s'est déroulée ta journée? ou "Qu'est-ce que tu as fait de beau?"

Je t'écoute me raconter les nouvelles de tes collègues, l'absence d'un patient, l'ambiance électrique dans le service ou l'atelier que tu as animé. Puis vient mon tour.

J'ai eu l'occasion de penser à cette question dès le matin en me disant que tel moment serait à partager, et pourtant, me voilà ne sachant quoi te dire.

Je ne suis pas encore bien organisée le matin. Il faut dire que je ne suis pas vraiment du matin et cela ne date pas d'hier, comme pourraient en témoigner mes parents et ma soeur.

Adolescente, dix minutes avant le départ pourl'école, je me disais que j'avais largement le temps de me laver et de déjeuner...alors que j'étais toujours bien emmitoufflée sous la couette!

Aujourd'hui encore, j'ai cette belle qualité de profiter encore et encore de la douceur et la chaleur du lit. Et ce sont mes enfants qui arrivent souvent quelques minutes en retard à l'école...

Ensuite,  je reviens à la maison où je prends le temps de déjeuner car cela n'a pas été possible plus tôt. En effet, pendant que les enfants prennent leur petit déjeuner, je donne le biberon à bébé, je vérifie si les grands ont bien préparés leurs collations, j'attache les cheveux des filles, je nourris le chat et le chien, ouvre ensuite la porte du jardin pour qu'il s'y soulage, rappelle à l'un qui rêve encore qu'il faut manger, et puis  je presse tout le monde à s'habiller. Ouf, il ne gèle plus : pas de pare-brise à nettoyer!

Arrivés à l'école, je respecte le désir de la plus jeune d'être accompagnée jusqu'à la porte. Evidemment il est rare de pouvoir se garer tout près  (ben, oui, à cette heure-là...) et je vais donc me faire encore des muscles au bras droit à porter le maxi-cosi (oui, le gauche n'a pas la force). 

Donc retour à la maison  où le bonhommet m'observe dans son relax ou bien joue tranquillement dans son parc. Il ne faut pas que je traîne car sinon il s'impatiente. C'est donc dans un début de pleurnicheries que je débarasse la table et remplit le lave-vaisselle . Ensuite, peu de temps après, je vais le coucher. J'ai trois quart d'heure (montre en main) pour faire les lits, mettre une machine à laver le linge en route, ranger ce que chacun a laissé traîner partout et repasser un peu de linge.

45 minutes plus tard : le voilà réveillé. Il passera maintenant (et pour presque deux heures ) de mes bras au relax, du relax au parc afin de le divertir, l'amuser, le faire découvrir différentes sensations. Mais bonhommet, comme sa fratrie l'était à son âge, n'ai pas du genre à se dégourdir les bras et les jambes, à faire des pirouettes et à se retourner. Non, tous mes enfants ont vite été lassés d'être couchés ou assis dans le même environnement. Et comme rien ne tient bien longtemps dans leurs mains : "Oooouin ! Au secours, maman !" Je vous entend me dire  : " Mais qu'elle le laisse pleurer un peu ! Il comprendra bien vite et fini les caprices!"  Je pense d'abord qu'à cet âge, il ne s'agit pas encore de caprices. Ensuite, j'ai déjà testé pour vous ! Et sans résultat...

Non, ce qu'il aime c'est que ça bouge ! Nombreux sourires pour les grimaces du grand frère, gazouillements interminables pour les câlins de la grande soeur et essais de sa voix pour les histoires de la plus jeune. Bonhommet aime aussi et toujours être balladé mais en position "vue surle monde", s'il vous plaît !

Heureusement, nous avons acheté LA fameuse écharpe de portage aux couleurs vives comme annonçant les joies qu'elle procure. C'est vrai que c'est très agréable en ballade ou lors de courses dans un grand magasin. Mais avez-vous déjà essayé de repasser ou de passer l'aspirateur dans la même position? Donc, il faut s'y faire : les activités ménagères sont reportées et je me concentre sur bébé.

Finalement, c'est bien pour cela que je suis en congé de maternité et d'allaitement.  J'ai un petit bonhomme que tout intéresse autour de lui mais très peu enclin à se découvrir. Comme il bouge peu, il se fatigue peu, donc il dort peu...C'est sa personnalité que j'apprend à découvrir. Les jours passent trop vite alors profitons-en!

Pour dîner, j'essaye de profiter de ses minutes de sommeil pour manger devant le journal de Jean-Pierre Pernault. Puis, il reste une petite heure avant de retrouver les "grands".

Retour à l'école où dès les premières minutes, il faut gérer les conflits passés la journée, l'envie de parler tous en même temps, la fatigue de l'un, l'excitation de l'autre. Parfois, je profite de ces baby-sitters sympas pour les laisser 5 minutes dans la voiture le temps de m'arrêter chez le pharmacien  ou le boulanger. Quand je les retrouve, la promiscuité de la voiture a souvent donné lieu à des règlements de compte. Je réfrenne mon envie de les déposer à la garderie et garde mon calme pour que la fin de journée se passe bien.

Nous nous retrouvons autour de la table pourle goûter : moment plus calme où chacun peut se raconter. Ensuite, certains ont rendez-vous avec BlaBla, d'autres jouent. Bonhommet a pris sa panade et va partager la présence à tour de rôle de chaque membre de la fratrie. Cela me donne le temps de passer un coup d'aspirateur dans une pièce ou l'autre d'autant que bonhommet pique de nouveau un petit somme.

L'heure des devoirs vient après. L'aînée est au calme dans la chambre, les deux autres près de moi à la table de la cuisine (sous l'oeil de bébé) . Je jongle de l'un à l'autre tout en veillant à ce que bonhommet ne soit pas trop bruyant ou énervé.

Il faut ensuite organiser les bains. En général, c'est la dispute pour savoir qui va partager le bain avec le petit frère. Puis c'est chacun son tour pendant que p'tit bout prend son dernier repas de la journée. Suivant sa fatigue, il nous accompagnera ou pas pour le souper.

Enfin, les enfants vont se laver les dents pendant que je débarasse et range la cuisine. Vite, un machine à faire sécher avant de monter les embrasser.

Si les petits monstres s'endorment sans faire la java, je ne devrais pas remonter 36000 fois  dans leur chambre pour faire la gendarmette et je pourrais alors me détendre un peu. Si le programme télé n'est pas archi difficile, je pourrais même repasser en même temps...

Voilà une journée-type avant ma reprise du travail. Mais quand je vous raconte tout cela, avez-vous vraiment eu le courage de me lire jusqu'au bout ? Trouvez-vous cela intéressant au point de le partager ?

Je ne me plainds pas. C'est mon choix d'être plus à la maison pour m'occuper des enfants et de l'intendance.

Dans quelques minutes, tu vas rentrer de ta journée de travail. A la question attendue, je te répondrai : "Rien de spécial..." Il m'est en effet plus facile de raconter tout ce qui était de l'ordre du "faire" et pourtant je voudrais partager uniquement ce qui est de l'ordre de l"'être".

Etre avec eux quatre, nos p'tits bouts d'amour, c'est vivre, certes, des journées plus agréables que d'autres mais c'est surtout des moments fantastiques à partager avec les enfants, des discussions constructives et des échanges intéressants. Les regarder grandir, tout simplement.

Alors? "Rien de spécial ...mais tellement de particulier!"

 

22:15 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)