22/05/2010

Il y a encore...


...un personnage de notre famille que vous ne connaissez pas !

Depuis mon enfance, j'ai toujours voulu un chien. Après avoir reçu une peluche puis plus tard, le livre "La passion des chiens", une petite boule de poils a fait son entrée dans ma maison quand j'avais douze ans. Très vite, ce n'était plus MON chien mais celui de ma maman. C'est en effet elle qui était présente la journée alors que j'étais à l'école et qui l'a soigné quand elle était malade...et le chien a choisi son maître.

Beaucoup plus tard, dès que j'ai pu louer une petite maison avec un jardin, j'ai voulu un chien. Et ce fut un vieux chien dont le maître était mort et qui m'a tout de suite adopté !

Dans une vie d'homme, il y a plusieurs vie de chiens. Dakota est aujourd'hui mon 5 ème chien. C'est une femelle Golden Retriever qui partage notre vie depuis 6 ans.

Avec elle, j'ai suivi la formation d'Activ'dog (voir www.activ'dog.be) et espère bien vite entamer des activités sur mon lieu de travail.

Dakota nous accompagne en vacances et le week-end dernier, elle aussi a eu ses moments de bonheur...

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00:06 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

21/04/2010

Antoine...

C'était l'affluence au temps de midi. Il y avait un éducateur à chaque table, parfois plus.

C'est donc le fameux "choisard" (comme dirait ma p'tite fée) qui m'a fait m'asseoir à la table de ce jeune homme. Il est stagiaire pour 9 semaines à raison d'une journée par semaine. D'emblée, il est d'accord avec moi : ce genre de stage a très peu de sens. Difficile, en effet, de s'intégrer en un jour par semaine. C'est donc une toute petite immersion dans le monde du handicap.

Nous allons discuter pratiquement pendant tout le repas. Je n'oublie pas les personnes handicapées qui nous entourent mais après coup, je me dis qu'elles aussi étaient à l'écoute.

Je ressens très vite que ce jeune homme est un grand sensible à qui la vie n'a pas toujours souri. Depuis ces années primaires, il a subi les brimades, insultes, violences verbales et physiques des enfants de son âge. Antoine (non d'emprunt) souffrait d'hémiplégie, de problèmes de dyscalculie, de lenteur. Et les enfants n'ont pas été tendres.

Aujourd'hui, après plusieurs échecs scolaires, il est en 5ème secondaire, section sociale. Il me raconte que ce n'est pas un choix mais par défaut. Heureusement, ce début de stage a l'air de lui plaire mais ce n'est pas pour autant qu'il en fera son métier.

Son année en hôtelerie s'est terminée par un "je vous conseille de faire autre chose" en référence à ses problèmes d'équilibre, de marche légèrement boîteuse.

Aujourd'hui, c'est un ado qui est écoeuré des élèves qu'ils cotoyent dans sa section. Parmi ceux-ci, une jeune fille dit faire "le social" pour mieux manipuler les autres, d'autres se moquent de lui, le bousculent, d'autres vont le dénoncer comme tricheur...

Ahurissant, horrible, incroyable !

Mais je ne suis pas au bout de mes surprises...

Je lui demande alors vers quel adulte de référence peut-il se tourner ? Psychologue, éducateur, un professeur en qui il aurait confiance...

Il y aurait bien une femme avec qui il discute mais il a peur des informations qui circulent entre eux. En effet, il n'est pas respecté de tous les professeurs non plus. L'un lui a même dit qu'il était "débile" !

Alors, la parole d'un élève contre celle d'un professeur ?

Les larmes coulent sur mes joues...

- " Madame, ça va ?" me dit-il ?

Je lui dit à quel point ce qu'il me dit me touche.

Je suis émue de sa confiance si rapide, je suis touchée de part la situation qu'il vit et a vécu, je suis outrée d'entendre de tels propos et actes de la part d'adolescents mais aussi d'adultes responsables de l'éducation de nos enfants. Ceux-là même qui doivent être des modèles et des moteurs pour nos adolescents.

Je le regarde et l'image de mon bonhommet sénior, mon magicien rêveur, se superpose à la sienne. Les mêmes sensibilités, les mêmes espoirs, les mêmes souffrances...

Il n'y a pas de hasard. Ces dernières semaines, deux reportages m'ont bouleversée. Le premier avait comme sujet les ravages de Facebook sur certains adolescents : des "fans de" untel parce que celui-ci bégaye ou pose trop de questions au cours. Des ados qui non seulement vivent la dénigrement à l'école mais ensuite sur le net, dans un cercle encore plus grands.

Les conséquences ? Le suicide au grand étonnement des parents qui n'avaient rien vu mais qui découvrent par la suite, avec la boîte-mail, les pages d'insultes.

Antoine, lui-même me dit qu'il y a pensé, il y a quelques années...

Le deuxième reportage était sur un enfant d'une petite dizaine d'années qui se retrouvait en internat spécialisé pour les enfants "difficiles". Sous cet adjectif, nous suivons l'histoire d'un enfant harcelé moralement et physiquement à l'école primaire. Résultat ? Un enfant violent redirigé vers cet internat pour l'aider à se reconstruire. Quelques années plus tard, nous le retrouvons adolescent. Tout cela est du passé mais je le sens blessé à vie. Une force en plus, une partie d'enfance en moins.

Le temps du midi se termine. Antoine a essayé de me rassurer comme il pouvait. Ces épreuves l'ont grandi, me dit-il. Il me donne un dernier conseil : "Surtout, ne mettez jamais en doute la parole de votre fils et ne le couvez pas trop."

Je ne pense pas avoir mis en doute la parole de mon doux rêveur, je ne pense pas qu'il pourrait inventer ce qu'il m'a dit.

Quand à le protéger de trop, je lui ai répondu qu'après l'avoir vu s'enfoncer comme il le faisait, comme les autres l'ont poussé, je ne pouvais rester à ne rien faire. C'est mon rôle de mère d'intervenir, c'est notre devoir de parent, d'adulte : donner à mon fils des armes pour se protéger et se défendre et intervenir pour alerter les professeurs afin qu'ils se rendent compte de la situation. Mais à aucun moment, je ne lui dépeindrai un monde mauvais pour le "prévenir" de, pour qu'il se protège "avant de". Ce sont les évènements de la vie qui seront source de changements. Sa sensibilité doit rester une force !

Dans un prochain post, je vous expliquerai les contacts avec l'équipe éducative.

Quant à Antoine, j'espère avoir l'occasion de le croiser avant la fin de son stage. Il ne travaillera peut-être pas dans le droit, comme sa soeur jumelle, mais s'il pouvait trouver la voie où sa sensibilité brillerait...

Les personnes, pour lesquelles je travaille; me rappellent tous les jours que les vraies valeurs ne sont pas dans les beaux diplômes...

22:13 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

18/04/2010

Atelier rayon de soleil...

Ce dimanche ensoleillé, je les ai retrouvé tous les quatre, assis les uns près des autres, dans  la pelouse. Ils décoraient...

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De vrais stylistes en herbe...

 

 

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Même bonhommet junior a fait comme eux en décorant... l'intérieur des pans de son pantalon !

 

21:37 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1)

14/04/2010

Joyeux non-anniversaire ?!

Dans le nord de la France, le 14 avril 1940 naissait une petite fille appelée Nicole, toi ma p'tite maman.

Tes premières années en temps de guerre, le décès de ta maman à l'âge de neuf ans, le remariage de ton papa, une fratrie qui se brise, très vite un travail, un mariage d'amour avec un belge, se faire une place dans une famille d'origine différente, donner la vie à trois enfants, arrêter de travailler pour être avec eux, être heureux, un jour les voir partir, les voir souffrir, être malade avec eux, à cause d'eux, devenir grand-mère, se réjouïr pour les petits-enfants mais aussi s'inquiéter pour eux et...

Aujourd'hui, jour de tes septante ans (résumés trop rapidement) ne rien vouloir de nous.

Le seul cadeau que tu voulais était de passer quelques jours tous ensemble en famille. Mais l'une de tes filles a pris du recul par rapport au reste de la famille, l'a renié, l'a ignoré, l'a imploré parfois pour plus encore la mettre à distance. Alors papa, qui souffre aussi de cette situation, a décidé de ne rien t'organiser et de ne participer à rien. Et je me demande alors si il y a quelqu'un de plus important qu'un autre ? Est-ce réellement toute la famille ou rien ? Devons-nous nous arrêter de vivre, de nous amuser, de nous revoir parce que l'un d'entre nous n'a pas ce même plaisir ? Oui, il manque quelqu'un près de nous, quelqu'un à qui nous avons laissé  la porte ouverte malgré tout, quelqu'un que nous espèrons croiser bien vite sur nos chemins mais que nous ne devons pas attendre sur le quai au risque de passer à côté d'autres beaux moments.

Depuis quelques années, les réunions de famille ont un drôle de goût. Celui que jamais tu ne voulais pour nous. Pendant toutes ces années où nous avons grandi à tes côtés, tu n'as cessé de mettre en avant notre famille, tu l'as protégé des attaques quand l'un de nous allait moins bien, tu as sacrifié du temps, de l'énergie, de la santé, de l'argent. Ces valeurs nous les avons prises pour nôtres ou laissées sur le côté. Telles sont les limites de l'amour, de l'éducation.

Moi qui mène aussi aujourd'hui la barque de ma famille entre amour, valeurs essentielles, règles et impondérables, je comprends chaque jour à quel point tu nous aimes pour avoir tenu bon contre vents et marées.

Bien sûr, certaines épreuves ont laissé des traces. Celle que nous traversons aujourd'hui ne me permet pas de t'entendre et de te souhaiter un joyeux anniversaire. C'est la première fois depuis 42 ans et cela me rend triste.

J'ai respecté ton désir, maman, celui de faire de ce jour un jour banal. Mais sache que j'ai pensé très fort à toi plein de fois aujourd'hui comme souvent les autres jours aussi.

Tu es quelqu'un de bien, ne laisse personne dire ou penser le contraire ! Tu as un coeur immense, tu fonctionnes aux sentiments et je suis très fière d'être ta fille aînée.

Merci de m'avoir donner la vie, merci pour tout ce que tu m'as donné depuis, merci d'ouvrir le coeur de mon papa, merci d'être qui tu es.

Et vogue la vie encore longtemps avec toi, maman !

Je t'embrasse comme je t'aime, c'est à dire très fort !

22:00 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1)

01/04/2010

Pratico-pratique !

Notre plus jeune fille a besoin de "chaussons" en plastique pour la piscine.

Sous les conseils de la vendeuse, elle s'exerce dans la baignoire le soir-même de l'achat.

Mettre un bonnet de bain, ce n'est déjà pas facile mais des chaussettes... La voilà bien concentrée, elle tire sur le premier chausson.

Pour l'aider, je lui précise que les petites boursoufflures se mettent en dessous et permettent de ne pas déraper.

Elle me répond :

"-Ah ! Je croyais que c'était pour les aveugles !"

;-)

Nous voilà riant de bon coeur alors qu'elle ferme les yeux et imagine les essais d'une personne aveugle.

Ensuite, je veux l'aider plus concrètement et attrape les bords du dit-chausson pour le tirer plus haut. Et là... :

-" Aïe ! Tu m'arraches les sourcils !"

Sacrée petite fille dans ton p'tit monde !

;-))

21:31 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (2)

10/03/2010

Sur les traces de maman ?

Voilà à quoi jouait bonhommet junior il y a quelques jours...

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22:14 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1)

08/03/2010

La journée de la femme ?

Le week-end n'avait pas été du tout mentalement reposant. Les enfants avaient été difficiles et j'étais seule pour gérer ces petits monstres puisque mon homme travaillait. Et pourtant, après avoir repris le boulot à temps-plein, j'avais espéré un peu plus pour ces deux jours de repos.

Le week-end s'est terminé dans les cris : celui d'une mère à bout qui hurle à ses enfants qu'elle voudrait bien  (enfin!) un repas dans le calme, à ne pas répéter sans cesse les mêmes remarques : "ne mets pas tes coudes à ta table, ne parle pas la bouche pleine, n'ennuie pas ta soeur, tiens-toi droit(e)... et j'en passe et des meilleures. Je ne dois rien apprendre à beaucoup d'entre vous. (Hein ? Rassurez-moi, c'est pareil chez vous ? Ou faudra-t-il que je relise les oeuvres de mon modèle, madame Dolto, et révise ma communication non-violente ?)

Et comme si cela n'était pas encore assez (cerise sur le gâteau), il faut aussi que les retrouvailles tardives avec leur papa se passent mal.

Je me réveille ce lundi matin loin d'être en forme. "Journée de la femme"...ah, ça va être ma fête ! 

Je décide de rester sous les draps encore un peu. Après tout, je peux m'offrir ce luxe aujourd'hui, non ?

Sans moi, la maison tourne au ralenti. Mon homme prend sa douche de bonnes grosses vingtaine de minutes. Les enfants sont donc réveillés en retard. Et tout va s'enchaîner...

Mon homme arrive avec mon petit dernier dans mon lit...ben, tiens, c'est bien connu, une mère ne doit pas dormir quand ses enfants sont réveillés.

Euh...J'avais pourtant pas encore mis mon pied gauche par terre et pourtant c'était un peu comme si... ils ont vite fait demi-tour.

En bas, j'entendais ma grande râler parce que la table du petit déjeuner n'était pas mise. Rendez-vous compte ! L'horreur!!!

Je la retrouve dans la salle de bain...ben, oui, une maman ne peut pas se laver seule. Il y a à chaque fois un besoin urgent ou une organisation telle que maman, elle, n'a pas droit à son intimité.

Ensuite, j'entends la plus jeune me demander de lui attacher les cheveux. Réponse : "Maman est en mode invisible ce matin. Va voir ton père." (Pour la petite histoire, elle partira les cheveux en bataille...);-)

Enfin, je vais pouvoir déjeuner tranquille, à mon aise, sans gérer la coiffure de l'un ou la mauvaise humeur de l'autre (non, aujourd'hui, c'est moi ;-)). D'ailleurs, mon fils aîné ne m'a même pas remarquée.

Et l'heure tourne...

Personne ne s'en soucie. Je tiens bon. Ils savent tous les quatre regarder l'heure mais chacun vaque à SES occupations. Oui, mais...maman n'est pas là pour sonner le glas.

8h25 : l'heure de la rentrée en classe. Mon homme est prêt, il vient de s'occuper de sa mallette. Les enfants sont plongés dans leurs bandes dessinées.

Tiens, maman s'active. Wouaw, elle met même son manteau. Alors, c'est qu'elle va nous conduire à l'école !

En fait, je vais travailler. Mais avant, je leur dit, la gorge serrée : "Aucun de vous ne m'a dit "bonjour" ce matin. Simplement "bonjour". Je ne fais pas partie des meubles, je ne suis pas là que pour vous coiffer, vous écouter râler ou vivre votre indifférence. Je vous souhaite une bonne journée."

J'ai tourné les talons et je suis partie, triste et en colère.

Heureusement, il n'y a qu'une journée de la femme, hein ?

21:06 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1)