06/03/2010

Quelques instantanés...

Dans la voiture, l'un me dit :

-"Maman, c'est naturel les autoroutes ?"

-"Non, naturel veut dire que l'on trouve comme cela dans la nature. Les autoroutes sont construites par les hommes."

-"Ah, alors, c'est l'hommel !"

;-))

Petit bonhommet commence ses premières phrases :

-"Papaléou ?"

-"Papa est au travail, mon chéri."

Et parfois, il rajoute :

-"Aaahhh" qui veut tout dire.

Je vais essayer de capter la musique de ses mots pour vous les faire partager car c'est "crô mignon"...

15:20 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

26/01/2010

Le miracle de la vie !

Après 68 heures, c'est un enfant de 14 mois qui est sauvé des décombres à Haïti.

Après 7 jours, c'est Elisabeth, un bébé de 23 jours qui est retrouvée vivante !!!

Et puis, hier, 13 jours après le tremblement de terre, c'est une jeune adolescente qui retrouve ses parents.

Trois espoirs dans la misère...

Des anges gardiens...

La vie plus forte que tout...

21:25 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1)

25/01/2010

Bonne année 2010 !

Une fois n'est pas coutume, ce ne seront pas mes mots sur ce message.

Pour vous souhaiter le meilleur pour cette nouvelle année, je reprends les voeux que j'ai reçu de la part du service des Ressources Humaines sur mon lieu de travail.

Ce sont peut-être des mots eux-aussi empruntés mais ils sont beaux et ne demandent qu'à être patager !

"Nous profitons de cet an nouveau pour vous rappeler que vous vous portez en vous les rêves du monde et que chacun d'entre nous se doit d'accrocher son charriot à une étoile pour que les fleurs du printemps soient les rêves de l'hiver.

Brisez vos limites, sautez les barrières de vos contraintes, mobilisez votre volonté, soyez qui vous voulez "être".

Bonne année 2010 ! "

 

20:49 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

08/12/2009

Madame la directrice,

Mesdames les institutrices et messieurs les instituteurs,

Madame C.,

Par cette lettre, nous souhaiterions vous parler de notre fils, 9 ans et demi. Nous souhaiterions vous aider à porter un autre regard sur lui  et solliciter votre aide.

Il y a quelques jours, les yeux plein de larmes et après avoir beaucoup insistés, notre fils parvient à nous dire : "Dans la cour de récréation, des "grands" passent à chaque fois près de moi en me traitant de "con"...un autre de 3ème me menace du poing avant de me l'enfoncer dans le ventre...A chaque fois que l'on fait des groupes à la gym ou en classe, je suis toujours le dernier choisi."

Et des larmes remplissent ses grands yeux bleus.

Entendre cela de la bouche de notre petit bonhomme est comme un coup de poignard.

Oui, notre fils ne va pas bien et cela se voit. Cela n'a pas manqué de sauter aux yeux de ces autres enfants qui essayent chaque jour de l'enfoncer un peu plus.

C'est un garçon très sensible au grand coeur. C'est un garçon affectueux qui aime être dans la relation à l'autre, se sentir reconnu, valorisé. Il aime imaginer, créer, inventer. Il est parfois un peu dans son monde et la réalité de la vie ne lui est pas toujours facile à accepter.

Notre bonhommet est le deuxième dans la fratrie, entourée de deux soeurs aux caractères bien différents mais bien marqués. Il a difficile de trouver sa place, de prendre sa place. "Trop petit pour, trop grand pour".

L'arrivée d'un autre "petit homme" a été un bonheur pour lui, il s'est vite imaginé partageant plein de choses avec lui mais il y a le grand écart d'âge... Il est un grand frère très protecteur.

A l'école, notre bonhommet est arrivé en première primaire. Il avait perdu ses copains de maternelle et a du se refaire une place. Pour lui, c'est depuis ce temps qu'il éprouve des difficultés. Il n'a peut-être pas trouvé le moyen pour entrer en relation : parfois clown pour faire rire les autres, parfois perturbateur pour se faire remarquer, parfois violent aussi.

Toujours dans le même but de reconnaissance, d'être apprécié, aimé.

Aujourd'h'ui, notre petit d'homme a pour seul ami une petit garçon qui l'emmène vers des chemins pas très "fréquentables"...

A ces difficultés de prendre sa place, s'ajoutent des intolérances à la frustration, des refus d'autorité, des angoisses existentielles qui lui appartiennent.

Après avoir recherché de l'aide en kinésiologie, nous avons vu quelques améliorations. Cependant, rien de très significatif.

Notre fils va entamer cette semaine une thérapie assistée par le cheval. C'est une démarche qui le motive beaucoup grâce à la présence de ce noble animal. Face à lui, il devra gérer ces frustrations, prendre sa place, reprendre confiance en lui.

Ce travail sur lui ne peut être réalisé sans votre aide. En effet, qu'adviendra-t-il de lui si les enfants utilisent son absence des cours comme une manière de le ridiculiser encore ?

Pouvons-nous laisser de tels comportements se reproduire ?

Nous croyons profondément à la bonté et à la générosité de tout enfant. Les comportements négatifs ne sont que ceux appris ou observés des adultes que nous sommes.

Serait-il possible qu'un tel sujet soit abordé en classe ? A la place d'une histoire sur Jésus,  serait-il envisageable de raconter l'histoire d'un enfant qui vit des difficultés relationnelles ? D'interroger les élèves sur ce qu'une telle situation évoque chez eux ? Se sont-ils un jour retrouvés victime ou "bourreau"? Quelles émotions ont-ils vécu alors ? Comment pourrait-on aider un tel enfant ?

Faire prendre conscience aux enfants qu'un être malheureux n'a pas besoin d'être rejeté mais aimé deux fois plus !

De notre côté, nous sommes des parents qui avançons par essai et avec beaucoup d'erreurs. Notre seule certitude est notre amour pour chacun de nos enfants. Nous savons que cette épreuve nous apprendra encore beaucoup sur lui et sur nous-mêmes.

Nous restons à votre entière disposition pour parler de notre fils et envisager avec vous des pistes de solutions.

Nous vous remercions pour le temps accordé à la lecture de cette lettre et pour ce que vous faites pour nos enfants.

 

 

22:03 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (2)

05/12/2009

Gentils les enfants ?

Avec la création de ce blog, nous nous étions promis, mon homme et moi, de trouver le positif de chaque situation. Aujourd'hui, cela commence plutôt mal...

Notre grand bonhomme ne va pas bien. Difficile pour des parents de voir souffrir son enfant. 

Quand je feuillette l'album-photo de sa si jeune vie, je vois un petit prince. Celui-là même qui se dessinne une vie imaginaire, faite de plaisirs à chaque moment, de grands rêves, de beaucoup d'envie, de malices ; le tout saupoudré d'amour à en recouvrir chaque centimètres-carré d'air à respirer.

Un petit homme au coeur d'or et si sensible.

Un petit garçon qui réussit enfin à nous dire, le coeur plein de larmes, que dans la cour de l'école les grands passent près de lui en le traitant de "con", qu'un autre de troisième se dirige vers lui le poing tendu pour lui enfoncer dans le ventre, que d'autres enfants refusent de jouer avec lui...

Gentils les enfants ???? J'ai le ventre tout retourné, la colère qui gronde et les larmes coulent. Mon bonhommet transpire son mal-être, tient le coup tant bien que mal et ces enfants lui assènent les derniers coups !!! Quel poignard dans mon coeur ! Plus que son professeur, c'est mainenant à tout le corps enseignant que nous faisons appel pour que de tels comportements n'existent plus !

Comment l'aider à retrouver sa place et à la prendre dans sa fratrie, dans sa famille, dans sa classe, dans sa meute ?

Nous avons essayé seuls mais tout notre amour n'a pas suffit. Nous avons fait appel à une aide extérieure mais celle-ci nous a ramenés à nos manques de parents, à nos manques d'enfants. Nous avons fait ou faisons encore ce travail sur nous-même mais n'avons pas vu d'amélioration importante chez notre grand.

La semaine prochaine, c'est une autre aide que nous solliciterons. Une rencontre qui le réjouit et nous fait du bien au coeur. Une rencontre du hasard (mais existe-t-il vraiment ?), quelques clics sur la toile, quelques mots qui résonnent, un appel, une voix, un courant qui passe...

Vivre quelque chose qui ne se décrit pas mais qui se vit pleinement, quelque chose de l'ordre d'une rencontre fantastique, un peu imaginaire, un peu irréelle, un peu hors du temps mais profondémment vraie.

Et puis l'espoir que cette magie tant aimée de notre bonhomme puisse le faire retrouver sa joie de vivre pleinement chaque minute de sa vie.

Il a l'intelligence des émotions et il nous aide à nous reconnecter à notre corps et à nos ressentis. Il  fait partie de la gente animale et est en l'occurence ici, le cheval.

L'espoir qu'Il lui dessine un avenir meilleur... au pas, au trot, au galop !

00:18 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1)

14/11/2009

Ma p'tite Vivi,

Il me faut te dire aurevoir...

J'étais là lors du dernier hommage mais j'ai entendu les mots des autres, j'ai lu les mots d'un autre...

Je ne me souvenais pas des repas que tu détestais, je ne me souvenais pas de l'exigence que tu avais à te laver les cheveux tel jour et à te "shampouiner" deux fois,  je n'aurai pas parlé non plus de ta façon de mettre tous les hommes dans ta poche ou de leur mettre un bout de toi dans leurs coeurs. Et pourtant tout cela faisait bien partie de toi.

Non, moi ce que je garde de toi, c'est ton amour pour ton homme. Vous étiez le premier petit couple de l'institution et souvent nous parlions de vous avec bonheur, envie, étonnement, admiration.

Un amour platonique mais un amour vrai qui dure encore aujourd'hui, à voir comme il est triste, lui aussi.

Et pourtant, sur l'annonce de ta disparition, ils ont mis ton "ami" ! J'ai tout de suite pensé que cela ne t'aurai pas plu et heureusement, beaucoup s'en sont souvenus lorsqu'ils ont parlé de toi. Un pêché à demi pardonné...

Oui, c'était ton amoureux, envers et contre tout, envers et contre tous. A commencer par lui...quand il décide de changer de maison, qu'il émet le désir de se rapprocher d'une autre. Il dit qu'il vous aime tous les deux mais différemment. Il ne s'en cache pas, il vous le dit. (Encore une belle leçon pour tous ceux dits "normaux" qui eux s'en cachent...)

Cette séparation a été difficile pour toi. Même si vous n'habitiez pas loin, même si vous vous voyiez encore à l'atelier et certaines soirées, il te manquait.

Mais tu as fait face et, lui, il t'a donné toute sa tendresse. On n'efface pas une vingtaine d'années d'amour en un clin d'oeil...

Je me souviens aussi de l'importance de ta famille dans ta vie. Je n'ai pas connu ton papa mais lors de ma référence, j'ai eu plusieurs fois l'occasion d'être invitée à manger un morceau de tarte le dimanche après-midi chez ta maman. Que dis-je ! Non pas un morceau : ta maman aimait que nous en mangions au moins trois ! ;-)

Ta maman était d'une grande gentillesse et d'une attention toute particulière avec toi. Tu as hérité de tout cela. Tu aimais prendre de nos nouvelles, tu étais sensible à nos humeurs et toujours prête à aider.

Nous avons été ensemble dire un dernier aurevoir à ta maman lorsque le moment était venu. Je lui ai fait comprendre que nous prendrions soin de toi, que j'y veillerai. Une promesse qui peut paraître bien prétentieuse mais que je faisais très sincèrement.

J'ai toujours eu un regard particulier vers toi même si un jour ta référence m'a été reprise, même si un jour j'ai quitté ta maison.

J'avais un plaisir particulier à te croiser, à tembrasser tendrement, à te parler, à moi aussi prendre de tes nouvelles et à t'entendre dire mon prénom que tu modifiais si joliment : "oh, dit Eguige !" quand je te taquinais en faisant mine de draguer ton homme... Encore une de tes qualités : savoir rire ensemble.

A la mort de ta maman, les retours si réguliers ont disparu et tu as du faire le deuil d'une relation plus approfondie avec ton frère, trop absent à tes yeux, trop loin de ta Vérité ?

Tu étais une p'tite bonne femme si courageuse, une femme forte mais qui donnait envie de protéger, de câliner. Je ne m'en suis pas privée mais j'aurai pu encore... 

Vivi adorée, tu aimais aussi beaucoup ton travail : boulangère. Tu y avais une place de princesse comme ton éducateur chéri nous l'a rappelé. Et même si avec le temps, tu ne pouvais plus réaliser les mêmes tâches, jusqu'au bout, les autres artisans ont respecté cette place qui était la tienne.

Pour toi Vivi et avec toi, j'ai fait le taxi pour te conduire au resto avec lui, je t'ai soigné quand tu étais malade, j'ai essuyé tes larmes dans les moments difficiles, nous avons beaucoup ri, nous avons vieilli ensemble et à tes côtés, j'ai grandi.

Merci mille fois pour tous ces moments-là et tous les autres que je ne sais mettre en mots mais dont les émotions resteront gravées dans mon coeur pour toujours.

Je suis heureuse et fière d'avoir croisé ton chemin, de t'avoir rencontrée.

Je t'embrasse bien fort,

Je t'aime,

Signée : une "handicatrice" (comme dirait ton amie Jojo ) parmi d'autres.

P.S : au moment où j'écrivais ces lignes, je reçois un message avec la vidéo suivante. Il n'y a pas de hasard : spéciale dédicace pour toi, ma p'tite Vivi : "Oh, darling, stand by me..."

http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2539741

23:57 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1)

24/10/2009

Lettre aux hommes...

(Chères femmes, je prends la plume pour parler au nom de certaines, voir beaucoup, d'entre nous)

Nous vous aimons très fort .

Nous vous trouvons très beaux : nous sommes en admiration devant vos abdos en béton et passés la quarantaine devant le petit bidon si douillet. Nous remercions le ciel de vous avoir doté de cette force que peu d'entre nous avons pour bouger un meuble, faire des travaux ou sortir les poubelles.

Nous vous trouvons si intelligents : vous avez des postes à responsabilités, des obligations professionnelles vous obligeant à des horaires irréguliers, des longues journées de travail, un agenda surbooké.

Nous adorons vous voir en père heureux qui retrouvent ses enfants et vit avec eux le plaisir des jeux, des chamailleries, des cours de cuisine ou bricolage.

Enfin, nous voyons avec fierté votre regard amoureux qui se pose toujours avec autant de plaisir sur nous.

Oui, mais derrière chaque homme qui se reconnaîtra dans ce bel éloge, il y a une femme.

Pas n'importe quelle femme ! SA femme, cette belle femme qui a troqué son ventre ferme contre des poignées d'amour à la suite des différentes grossesses. Oh, juste un joli p'tit bidon qui semble bizarrement moins douillet pour son p'tit mari chéri.

Elle en a de la force, elle aussi : des désagréments de la grossesse à l'accouchement, des nuits au rythme des tétées aux nuits d'enfants malades.

Sans parler de la force de l'esprit : une famille, c'est une mini-entreprise à gérer !

L'agenda est surbooké : du cours de danse de l'une à la séance de logopédie de l'autre, il faut penser à l'alimentaire, le nettoyage, l'hygiène corporelle et le matériel vestimentaire de chaque membre. Tout cela sans délégation syndicale pour s'indigner d'horaire extensible ou de journée de 24 heures. Il faut aussi veiller à déléguer, suivre les tâches demandées (" A-t-il pensé aux poubelles ?") et éventuellement (mais tellement souvent) s'en acquitter soi-même...;-)

La femme, c'est avant tout la mère. Celle qui tout en maternant doit mettre les limites, faire respecter le timing, régler les conflits internes et garder le sourire de la Vierge à son enfant Jésus : tout plein d'amour, de tendresse et d'admiration face à tant d'ingéniosité dans la recherche des bêtises de ses chères têtes blondes...

Enfin, après nos journées de travail en "extérieur" et de travail en "intérieur", nous voilà toutes fraîches et pimpantes chaque soir, pour passer avec vous, chers hommes, une soirée d'amour inoubliable !

Nous parvenons chaque jour à jongler avec nos multiples facettes plus ou moins bien, nous gardons le cap tant bien que mal,  nous tenons le coup bon gré mal gré.

Et parce qu'il faut rire de tout, nous nous rappelons souvent du spectacle "Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus". Une démonstration qui résonne dans nos têtes pour mieux comprendre nos différences.

Maintenant, il nous reste un autre travail à faire : celui d'accepter ce fossé et d'essayer de créer un pont entre nous.

Mais pour vous, que ne sommes-nous pas capable de faire ? !...

Signé  : Lovewriter-woman

P.S : toute ressemblance avec des personnes connues ou inconnues existantes est fortement volontaire ! ;-))

22:27 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1)