04/03/2009

Rendez-vous..avec vous ?

J'ai rendez-vous avec lui !

Il s'appelle ...Jean-Pierre, "JPP" pour les intimes...

Cela fait quelques années qu'il partage un peu de ma vie , que je lui accorde un peu de mon temps.

L'alchimie n'a pas prise tout de suite. Peut-être était-ce dû à mon jeune âge. Avec les années qui passent, j'ai apprécié beaucoup mieux ce moment. Il faut dire que lui aussi a changé. Il a les tempes grisonnantes ...mais la même voix, le même sourire.

Il y a eu aussi beaucoup de rendez-vous manqués. Avec mon congé de maternité puis celui d'allaitement, j'avais retrouvé le rythme régulier de ces retrouvailles.

Quand le travail a repris, c'en était fini de nous.

Cette semaine, je suis en congé de maladie (bloquée au niveau du dos) et je me réjouis de ce rendez-vous quotidien.

Il va à nouveau rentrer dans mon foyer, accompagner mon repas ou ma sieste.

Je ne suis jamais à l'heure, je le laisse commencer sans moi car ce qu'il me dit alors est souvent teinté de noir, de tristesse, de mauvaises nouvelles.

Mais après un petit quart d'heure, son visage s'illumine à nouveau et le voilà lancé à la découverte du monde, des différentes régions, des artisans, des petites hommes, de sacrés personnages.

Et je le laisse m'entraîner avec lui dans ces beautés du monde, des gens. Je me laisse rêver à d'autres vies, d'autres "ailleurs"à découvir moi aussi au hasard des vacances ou ...d'un changement de vie ?

Oui, vraiment, la deuxième partie du journal de Jean-Pierre Pernault, à 13 heures sur TF1, c'est un moment de bonheur ! Vous serez là vous aussi ?

11:35 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

03/03/2009

Evidemment !

Hier soir, mon fils (bientôt 9 ans) m'annonce que son frère de 7 mois connaît deux lettres de l'alphabet.

La première, me dit-il, c'est le "A" car il parle en disant : "A a a aaaaaa aaa aa..."avec une jolie mélodie.

Et la deuxième lui demandais-je ?

La deuxième, c'est celle qu'il dit maintenant : le 'H".

Son petit frère est dans son lit, le baby-phone  est branché.

Je dis : "Mais je n'entends rien."

Il me réponds : "C'est normal, le "H" on ne l'entend pas !"

;-)

22:21 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

01/03/2009

Comment ?

Comment transmettre aux autres les expériences que l'on a faites ? Ont-ils réellement envie de les entendre ? Et vont-ils suivre nos conseils ?

Quand il s'agit du boulot, je suis de plus en plus à l'aise pour intervenir. Le bien-être des personnes est au centre de mes préoccupations. Certes, la manière d'intervenir nécessite encore des améliorations mais je progresse.

Quand il s'agit de la sphère privée, je marche sur des oeufs...

Aujourd'hui, lors d'un repas de famille, j'ai entendu des choses qui m'ont fait mal , là au creux du ventre. Une de mes belle-soeurs, enceinte de son premier enfant, relatait le discours de son gynécologue. "Non, madame, pas besoin de kiné pré-natale. Cela ne vous servira à rien d'apprendre à respirer. De toute façon, pendant l'accouchement, vous aurez tellement mal, que cela ne servira à rien."

Ma belle-mère et moi nous sommes regardées. Nous pensions la même chose : ce ne pouvait être qu'un homme pour dire des choses pareilles ! Et ...bingo !

Si il y a quelque chose que je voudrais témoigner aux  futures mères ou aux femmes, c'est la beauté de l'accouchement. Trop souvent, quand le sujet est abordé, il y a toujours une maman prête à vous raconter en détails toutes les douleurs, tous les problèmes médicaux rencontrés, les longues heures d'attente, l'angoisse, les peurs... Tout pour vous donner envie de ne pas avoir d'enfant ou d'en adopter !

C'est comme cela que cela s'est passé pour moi. Les récits négatifs ont effacés tous les bons souvenirs des autres mères. J'avais une peur bleue d'accoucher. Rajoutée à ma peur des hôpitaux, comment allais-je faire pour avoir la grande famille que je souhaitais ?

Après un travail personnel, le désir d'enfant a été plus fort. Porté par les témoignages positifs, j'ai trouvé la maternité qui nous correspondait, mon bébé et moi, mon mari et moi.

J'ai rencontré l'équipe de kiné "bien-être" (cela veut tout dire) et j'ai pu sereinement progresser vers le jour "J". Après la première naissance, j'ai pris d'avantage confiance en moi, en mes capacités de mettre au monde sans anti-douleurs. Valorisée par les accoucheuses, mon deuxième enfant est né dans la joie de ce moment unique et magique. Il en fût de même pour mes deux derniers enfants

Je souhaiterai que chaque femme puisse avoir la chance de vivre la naissance avec le même souci du bien-être de la maman et du bébé. J'entends encore trop souvent que la mère n'a pas le choix de la position dans laquelle elle accouche, que la péridurale est placée d'office, que le nouveau-né est retiré tout de suite à sa mère pour lui faire des mesures et des soins non-urgents, que la femme devient une patiente qui subit, sans pouvoir de décision. L'aspect médical a pris le dessus sur la nature. Bien sûr, il y a des situations qui nécessitent un suivi particulier. Mais ce n'est pas la majorité des naissances.

Alors, monsieur le gynécologue, si vous pouviez dire à cette femme de préparer cet accouchement. Dites-lui de suivre son intuition, ses besoins, son ressenti. Dites-lui qu'il est intéressant d'apprendre quelques techniques de poussée, de respiration. Dites-lui qu'il existe de nombreuses associations qui prônent une naissance à visage humain. Dites-lui qu'à mieux connaître le déroulement de la mise au monde, un femme peut aider son bébé à "descendre" , à bien se placer pour naître. Dites-lui qu'elle seule décidera finalement de ce qui sera mis en place pour le bébé ou pour elle. Car qui ,mieux qu'elle, peut savoir ?

Enfin et surtout, dites à cette maman en devenir qu'elle va vivre le plus beau moment de sa vie !

A partager : http//:www.lepremiercri.com

 

23:06 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (2)

26/02/2009

Je garde en moi

Lorsque je travaillais en hébergement, j'ai été la référente de quelques personnes handicapées. Avec certaines, ce fût un long chemin qu'il nous a été donné de partager.

Une d'entre elles vient de perdre sa maman. Aujourd'hui, j'ai été rendre un dernier hommage à cette dame. Nos rapports avaient dépassés le cadre professionnel. Je me suis rendue quelques fois chez elle pour partager un moment, en dehors de mon travail. Elle a ainsi connu ma première fille et puis mon fils. Par la suite, la référence m'a été reprise pendant un congé de maternité et elle ne m'a plus été rendue... Je continuais à avoir des contacts de temps en temps par téléphone où à la croiser lors de ses visites dans l'institution.

Quand son mari est décédé (le papa de la personne handicapée), j'ai souhaité également lui témoigner toute mon affection. Un peu plus tard, mon mari et moi avons encore partagé un moment avec elle.

Et puis, madame a vieilli, a fait des chutes chez elle à plusieurs reprises. Ces autres enfants (deux fils) ont préféré faire entrer leur maman dans un home. Et c'est dans une toute petite chambre avec mansarde que celle-ci a terminé sa vie. Pas de vue directe sur dehors, loin de sa ville. Situation pénible totalement niée par ses deux fils. Ils essayaient même de nous empêcher de venir en visite avec sa fille...tout en empêchant leur soeur de garder certains souvenirs matériels de leur maman.

Avec le corps qui s'affaiblit, comment accepter l'inacceptable ? Partir ! Partir d'abord avec la tête avant que le corps ne suive...

Lors de la cérémonie d'adieu, un diacre a pris la parole. Nous étions dans une salle avant l'incinération. L'ambiance est déjà tellement froide... Le diacre avait eu au téléphone les fils de madame. Difficile de parler de quelqu'un quand on ne l'a pas connu. Un petit mot des gens qui l'ont aimé, connu, apprécié et tout de suite, la chaleur serait arrivée. Non, aujourd'hui, madame s'est résumée à sa passion, son métier : une artiste. Quelqu'un qui a fait du "beau "autour d'elle. Et le diacre de rajouter qu'il aurait pu en dire beaucoup plus de tout ce que les fils avaient dit! En effet, il avait bien...10 phrases écrites sur son papier!!! Dix malheureuses petites phrases pour parler de leur maman !

Je ne peux juger de la relation qui les unissait. Je ne sais pas non plus l'amour qui les liait. Je n'ai pas à critiquer la manière dont ils expriment leurs sentiments.

Non, je ne peux que regretter ce manque d'amour dans leur "aurevoir", dans leurs gestes envers elle et entre eux. Si eux n'en souffrent pas, leur soeur, elle, recherche toujours cet amour, cette affection. C'est peut-être une de ces missions au sein de sa famille. En tous cas, au sein de l'institution, c'est une des personnes qui m'a appris à lui ouvrir mes bras et mon coeur.

Madame, merci pour cette fille que vous avez mise au monde. Merci pour les moments partagés. Merci pour l'ouverture d'esprit. Merci pour l''initiation à l'art. Je garde en moi votre sourire en coin et vos yeux pétillants.

 

22:45 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

19/02/2009

Contradiction

Quand le travail vient en contradiction avec des valeurs fondamentales, la gestion des émotions et sentiments qui m'animent alors n'est pas toujours évidente.

Lors d'une réunion d'équipe cet après-midi, j'ai été confronté à des réticences, des peurs et des préjugés.

La discussion portait sur des outils de communication qui vont pouvoir nous aider à mieux nous comprendre, mieux accepter nos différences et nos compétences respectives.

J'ai, pour habitude, dans mon métier et dans ma vie privée, de parler avec un maximum de transparence. Un de mes principes est que tout peut être dit, si trois conditions sont respectées. Il y a un temps, un lieu et une manière pour dire les choses.

Lors de cette réunion, je me suis senti un peu seul, j'ai essayé d'expliquer de différentes manières argumentant les avantages que cela nous procurerait d'améliorer notre communication. J'ai ressenti beaucoup de peurs : peur de parler, peur d'entendre, peur d'être confronté à soi-même, au regard des autres.

J'observais malgré moi toutes les expressions, les mimiques, les postures et les regards. Tout ce langage non-verbal tellement silencieux et si bruyant dans ma tête.

Comment rester en accord avec soi, avec mes convictions, mes valeurs quand elles ne peuvent s'exprimer sur mon lieu de travail. Je ne souhaite pas fonctionner à deux vitesses, je veux rester entier tant avec ma famille qu'avec mes collègues. Tant de questions qui actuellement ne trouvent pas de réponses satisfaisantes. Je sais que je ne peux pas fonctionner de manière identique chez moi et au travail. Mais quand-même ! Fonctionner en faux-semblant n'arrivant pas à se parler et se dire simplement ce qui doit être dit, c'est frustrant.

En attendant que le voile des peurs se lève avec mes collègues, je reste moi, tel que je suis avec mes qualités et mes défauts, mes convictions et mes valeurs. Chez moi ,avec ma famille, je me sens bien au chaud confortable. Ma famille est mon énergie, mon havre de paix.

22:53 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

17/02/2009

Bazooka "le retour"

Dans un blog précédent : "Il y a des jours comme ça", je parlais de mon fils qui s'amusait avec son téléscope. Cet objet se transformait en bazooka.

Il y a quelques jours alors que mon bonhomme est malade, je lui propose d'en construire un. Son visage s'illumine, de suite il se plonge dans ses histoires de bataille. 

Aujourd'hui nous avons pu réaliser ce petit rêve. J'avais prévu tout le matériel nécessaire, pris mes renseignements sur internet pour savoir à quoi ressemble un bazooka. Il y en a tellement que le choix ne fût pas facile. J'ai même pris le temps de le dessiner sous différents angles.

La construction commence : papier journal, tube en carton de moquette, ruban adhésif, colle à tapisser, aluminium,... Tout est là, nous sommes lancés dans l'aventure.

Ces heures partagées dans ce réve qui petit à petit prenait forme ont été merveilleuses. Une tendre complicité nous unissait. Un papa est entré dans l'imaginaire d'un garçon de presque 9ans. Je me suis retrouvé moi-même dans mes propres rêves. Bien entendu tout n'a pu se faire ce jour. Et bien que mon bonhomme soit impatient de terminer son bazooka, nous avons devant nous encore de bons moments à partager ensemble.

Vous pourriez me dire qu'il n'y a rien d'exceptionnel dans ce qui a été fait. Vous auriez propbablement raison. En réalité ,rien de franchement géant. Juste un papa qui passe un peu de temps avec son fils et qui bricole avec lui.

Mais la magie vient aussi dans la conscience que nous avons à ressentir et profiter pleinement des émotions partagées. C'est savourer des instants de bonheur simple qui font partie maintenant de notre histoire à nous deux, rien qu'à nous.

 

 

22:54 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

14/02/2009

Un autre papa

Jeudi soir était un soir comme tous les autres. Après ma journée de travail (trop longue), je rentre  tard. Ma fille ainée ne dort pas, elle m'attend. Je monte pour l'embrasser et prendre le temps d'un petit calin. Ce soir-là, elle me dit : "Tu sais papa, j'ai trois choses à te dire. La première est que je me suis réconciliée avec mon amie. La deuxiéme, c'est bientôt ton anniversaire. Et la troisième : j'ai les seins qui poussent !".

Et bien je m'attendais à tout sauf à ça ! Ma fille (bientôt 11 ans) m'annonce qu'elle a les seins qui poussent. Un père peut-il être préparé à ce genre de nouvelle ? Moi pas. Vous ne pouvez pas imaginer tout ce qui a pu défiler dans mon esprit en quelques secondes.

J'ai eu l'impression de perdre une petite fille et d'avoir en face de moi une pré-adolescente. Elle me regardait avec des yeux remplis d'étoiles. Son visage d'ange s'illuminait de mille feux.

Alors que ce soit la réalité ou non, cela n'avait aucune importance. Elle avait ce besoin de me confier cette nouvelle importante (ô combien importante) dans la vie d'une petite fille, dans la vie de ma fille chérie. Un sentiment étrange m'a envahi : un mélange de fierté, de complicité partagée et d'inquiétude.

Il n'en reste pas moins qu'une fois en bas, dans le salon, je me suis assis et après avoir respiré une bonne fois, des images ont défilé dans la tête. Une impression que ces 10 années sont passées à une vitesse incroyable.

Ce qui est certain, c'est qu'à partir de ce jour, plus jamais je ne verrais ma fille avec le même regard.

Commence pour moi une autre phase dans mon rôle de papa. Un rôle où mes gestes, mes paroles et mes pensées vont prendre d'autres couleurs. Car ma fille change. Si ce ne l'est pas encore dans son corps, ça l'est certainement déjà dans sa tête.

Et là, le papa, il est très fier.

23:42 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)