25/01/2009

Une fois par an

Une fois par an, mon homme s'offre un week-end pour lui. Oh, je peux venir avec lui, il en serait heureux mais...en serais-je capable ? C'est qu'il me vexerait presque...et qu'il me donne envie de lui montrer de quoi je suis capable, nom d'une pipe !

Le fameux week-end de mon homme est un week-end « trekking ». Carte d'état-major en mains, la première journée est une journée de marche dans les Ardennes : 30 km en moyenne à travers les champs, les bois et rarement sur les routes. Cela monte, cela descend, cela remonte. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Non, le petit pont de bois de Duteil ne verra pas les grands costauds qui préfèrent traverser à pieds les rivières et se faire des muscles dans les pentes les plus ardues.

Mais pour tenir le coup, il faut des haltes que les gentils organisateurs  prévoient le long du parcours : des litres de bière  principalement. Seuls les hommes savent pourquoi...Eventuellement, si certains préfèrent abandonner et retourner au camp, les G.O. les ramèneront mais cette opportunité ne plaît qu'aux « femmelettes ».

Le lendemain, les activités varient entre V.T.T. (de quoi profiter encore des beaux dénivelés), canoë-kayak, escalade ...) Si vous ne sentiez pas encore vos adducteurs...ce sera chose faite !

Ensuite, c'est la fin du week-end : fatigués, crevés, mal partout, clopin-clopant, boitant ...mais tellement fiers d'avoir résistés à tout sans aucun entraînement préalable, les costauds rejoignent leur famille où ils se font oublier une nuit, un jour...le temps de récupérer un minimum d'énergie.

...Je perçois votre moue dubitative : non, il doit y avoir autre chose qui les motive à ce point. On ne devient pas sportif d'un week-end pour rien. Et vous avez raison ! J'oublie de vous parler de la beauté des paysages, du calme de la région, de la pluie incessante ou du soleil brûlant (les joies de la Belgique). Mais j'oublie surtout de vous parler du planning des soirées !

Traditionnellement, le premier soir, c'est une immense paëlla qui donne le départ des hostilités. Et les fruits de mer en sauce, cela donne soif...alors le repas est arrosé. Les costauds sont tous heureux de se retrouver et prennent des forces pour le lendemain. Ils rognent même quelques heures sur la première nuit sans économiser leurs forces pour le lendemain.

Le deuxième soir, après une très bonne et longue douche, les « durs » remettent cela avec un barbecue. Et là, ce n'est plus l'alcool qui sonne l'heure du coucher mais la fatigue qui tombe sans crier gare, d'un coup. Mais ce sera quand même aux petites heures pour la plupart d'entre eux : les « trekkers » ne sont pas n'importe qui !

Pour me faire marcher (enfin, je crois ?), il rajoute qu'il y a aussi de belles Suédoises mais que cela l'intéresse si peu... (parce qu'il y a des courageuses aussi, il faut bien que je le reconnaisse !)

Alors voilà le rendez-vous pour lequel mon homme se réjouit depuis bientôt un an et qu'il ne manquerait pour rien au monde.

Alors : j'y vais ti ou j'y va ti pas ? That's the question ! Encore quelques semaines pour y réfléchir, pour m'entraîner, pour pousser mon homme à le faire aussi, pour trouver la bonne excuse pour me défiler ou  pour avoir...la force de l'accompagner !

21:35 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1)

23/01/2009

Décodeur

Pour arriver à parler le même langage dans un couple, il est important d’avoir un traducteur ou un décodeur ou encore un interprète. Quoique ce dernier est plus rare.

Il est bon de vous expliquer le contexte. Cela se passe généralement dans une conversation anodine. Votre épouse, l'air de rien, vous envoie des messages. A vous de les trouver et surtout de les interpréter de manière correcte. Là est toute la difficulté car, pour nous les hommes, si nous n'avons pas suivi un "training", il est fort probable que nous passions à côté sans nous en apercevoir. Et là, mes amis, les réactions féminines sont instantanées et non équivoques.

Il faut dire à notre décharge que souvent ces messages sont habillement enrobés de manière à tester notre capacité d'écoute.

L'écoute, tout un programme. Les femmes attendent de leur homme qu'ils les ECOUTE. Une femme va pouvoir vous raconter mille et une choses pour en fait évoquer un élément de leur journée. A vous de le retrouver. (Tiens voilà une idée pour un nouveau jeu de société). Si ce n’est pas un piège, ça y ressemble un peu.

Nous, les hommes, avons l'habitude de raconter notre journée en 3 minutes et par monosyllabe. En fait, nous délivrons l'information sans y ajouter des phrases parasites. Cela a comme avantage de ne pas s'embrouiller dans un roman fleuve.

Exemples (et c’est du vécu ! ) :

Elle : « Comment s'est passée  ta journée mon chéri ? »

Lui  : « Hon! Ca a été…Beaucoup de travail… Fatigué… Qu'est ce qu'on mange ce soir ?"

Elle : «  La poubelle est remplie, "il" faudrait la changer. »

« Le petit bout s'est réveillé "on" va le chercher ? »

En résumé, les messages sont soit cachés dans une phrase interminable, soit le "il" et le "on" signifient qu'elle parle de moi.

Je dois quand même évoquer une subtilité typiquement féminine dans l'art du camouflage d'infos : il s’agit des objets qu'elle laisse et qui sont déposés à des endroits stratégiques. Je veux dire des endroits où nous ne pouvons pas faire autrement que de les voir. Exemple : l'aspirateur qui n'est plus à sa place mais mis en évidence dans le salon. Décodage fait : je dois l'utiliser non pas pour le ranger, mais pour ASPIRER.

Il ne tient qu’à nous de faire preuve de discernement entre les besoins de relais qu’elles attendent de notre part et les demandes qui peuvent être négociées.

Au final, la communication c’est comme l’amour : il y a plusieurs façons de dire les choses, ce n’est pas parce qu’elles sont cachées qu’elles ont moins de valeurs.

 

22:28 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

22/01/2009

Une bouteille...dans la Senne

Existe-t-il ce lien indélébile entre les êtres ou sommes-nous devenus des inconnus ?

Dois-je tout accepter d'une personne ou ais-je droit à un minimum de respect ?

Est-il possible d'être à ce point en colère au point de renier l'autre ou est-il possible de passer à autre chose ?

Puis-je  reprocher à l'autre  tout le malheur que je vis ou puis-je accepter le passé et participer au futur ?

Ais-je toute la vie ou faut-il profiter de chacun de ces moments ?

Est-ce que les êtres que j'aime seront toujours  près de moi ou est-ce que je serais toujours près de ceux que j'aime ?

Dois-je sans cesse exprimer ma tristesse, ma colère, ma rancœur, mes jalousies  ou puis-je  l'abandonner à côté du chemin et en choisir un autre ?

Est-ce que je m'aime assez pour prendre soin de moi ou dois-je prendre ce temps de découverte ?

Est-ce que les autres ont droit à l'erreur et est-ce que j'ai droit à l'erreur ?

Puis-je accepter l'amour des autres  et m'autoriser à leur donner le miens ?

Puis-je me permettre d'être heureuse et alors les rendre heureux ?

Je connais la réponse à toutes ces questions. J'aimerais tant que tu puisses y répondre aussi...

Notre porte reste ouverte.

22:50 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

21/01/2009

Merci les devoirs d'école

Depuis quelques jours, ma fille ainée me demande de l'aider pour un travail scolaire. Elle a choisi de présenter la religion islamique.

Hier elle a pu s'exercer à "surfer" sur internet pour puiser les renseignements utiles à ce travail. N'ayant pas pu trouver tout ce dont elle avait besoin, j'ai moi-même fait quelques recherches.

Il est évident que cette religion ne m'est pas étrangère. J'estime être suffisamment ouvert et ne rejette aucune religion. 

En bon père, j'ai lu les documents imprimés , surligné les éléments-clés afin qu'elle puisse s'y retrouver plus facilement.

Et là, je me suis rendu compte de l'étendue de mon ignorance, des fausses croyances que je me faisais. C'est stupéfiant de se dire que c'est grâce à ce petit bout de femme que j'ai pu ouvrir mon regard sur l'Islam.

Je découvre qu'il y a beaucoup de ressemblance avec la religion catholique, que nous avons des racines communes. La tolérance, l'acceptation de l'autre, de sa différence et l'amour de son prochain sont des concepts identiques. Il y a aussi des règles, lois rigides. Lois qui peuvent paraître venues d'un autre temps. Mais qui existent dans ces deux religions même si on ne parle pas forcément des mêmes règles.

Nous croyons au bien et au mal, au Paradis et à l'Enfer. La loi des hommes n'est pas divine...

Autant de similitudes et autant de différences et pourtant tant de haine, de guerres, de meurtres et de massacres au nom d'un seul Dieu d'Amour.

Cette constatation n'est pas nouvelle pour moi, seulement elle prend un sens plus profond, plus intense dans ce qui nous ressemble, nous rapproche. Mais aussi dans ce qui nous différencie et nous éloigne.

Je me dis alors que si Mahomet et Jésus se rencontraient, ils en auraient des choses à raconter. Quelle serait leur vision du monde aujourd'hui ? Est-ce qu'ils nous enseigneraient les mêmes messages ?  

Je crois que rien ne changerait car ce qui avait de valeur et de sens dans le passé en aurait toujours autant de nos jours. 

Je terminerais en remerciant ma fille. Merci pour ces moments de réflexion, ils m'ont permis de me poser un peu sur un des fondements de notre société, de l'histoire des hommes. Mais surtout sur moi, sur ma vision de mes propres croyances. Pouvoir m'ouvrir un peu plus sur cette religion que je ne connais pas assez.

23:12 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

20/01/2009

In the name of love ?

Aujourd'hui, beaucoup s'accordent à dire que c'est un jour spécial.

Je n'y connais rien en politique. Peut-être n'ais-je pas trouvé la bonne personne qui m'initierai tout en me montrant comment gérér tel ou tel problème .

Je n'ai vu que des hommes et des femmes (plus souvent des hommes quand même) assoiffés de pouvoir, riches de bavardages et pauvres en solutions concrètes au problèmes du peuple.

Je serais incapable de citer trois ministres actuels en Belgique. Je reconnais certains visages à ce qu'ils m'inspirent confiance ou pas. Je ne saurais pas les rattacher à tel ou tel parti politique.

Mais aujourd'hui, l'Amérique a un nouveau président. Barack Obama est certes le premier président noir, c'est aussi à mes yeux le premier qui a "un visage humain", le premier qui semble plus concerné par le problème des gens que par le pouvoir.

Ce n'est qu'un ressenti, une émotion que j'ai à l'entendre et à le voir. Je ne fonctionne bien que comme cela : en faisant confiance à ce que mon coeur me dit et non ma tête. Je veux croire qu'un vent de changement souffle sur le monde...au nom de l'amour !

23:40 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

19/01/2009

Pourquoi ?

Nos proches, qui nous connaissent bien et qui ont pu prendre connaissance de notre "Blog", nous ont souvent posé les questions suivantes : pourquoi avez-vous fait cela ? Ne pensez-vous pas que vous révélez toute votre intimité de couple ou de famille ?

L'idée de créer un "Blog" nous est venue en même temps il y a plus ou moins un an. Au départ ce n'était pas très clair le "pourquoi" et encore moins ce que nous allions bien pouvoir écrire. Mais l'idée elle-même nous séduisait. Pendant plusieurs mois, nous n'en n'avons plus parlé. Puis peu avant Noël 2008, mon épouse me relance . Quelques clics et les choix de catégories, de titre et d'orientation du blog nous sont tout à coup évidents.

Aujourd'hui nous savons pourquoi.

L'envie de communiquer autrement. Non pas que nous n'arrivons pas à parler, bien au contraire. C'est justement parce que nous pouvons nous parler aisément de tous les sujets que nous pouvons ouvrir une fenêtre sur notre vie.

C'est aussi parce que ça nous plaît, parce que ça nous amène à nous "poser" chaque jour afin de pouvoir prendre un peu de recul sur notre journée. Arriver à avoir une autre lecture des évènements est en soit très excitant.

Et enfin c'est la surprise pour l'autre de découvrir ce qui est dans le coeur et les pensées de sa moitié.

Quand à la question de la part d'intimité que nous vous livrons, c'est avec pudeur et simplicité que nous vous l'offrons.

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22:23 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1)

18/01/2009

Multicouches

Les repas sont des moments où toute la famille est réunie et où il peut se passer plein d'évènements. Prenez, par exemple, un souper-tartine.

Il y a quelques mois, j'ai eu l'idée avec les enfants que le souper serait un buffet-sandwichs . Vous savez, ce genre de sandwich qui est composé de plusieurs couches. Depuis, nos petits anges ont décidé qu'à chaque souper-tartine, ils allaient remettre ça. Les combinaisons sont aussi variées que surprenantes. Il y a surconsommation  de fromage, charcuterie, et le pain a le temps de  sécher dans son paquet, tant il met du temps pour être mangé.

Pour ma part, c'est une situation à la limite du supportable. Mais je ne dis rien, je me raisonne et me dis qu'ils ont le droit de faire de la sorte pourvu qu'ils mangent bien. Avec le temps qui passe, il m'est difficile, de plus en plus difficile, d'accepter ce spectacle qui ressemble à un atelier d'expériences culinaires.

Hier soir, je décide d'en parler à mon épouse, argumentant le gaspillage, le côut de la vie, mon éducation qui m'interdisait d'agir de la sorte étant petit,...

Mon épouse se défend assez bien et ses arguments sont valables :  faut-il forcément manger du pain avec du fromage ou de la charcuterie ? Les sandwicheries rivalisent d'originalité dans leurs choix d'ingrédients à mettre sur les baguettes et ce que les enfants proposent ne serait pas acceptable ? Quel est le poids de nos éducations et de nos habitudes bien "carrées" ? Et surtout, où est le sens d'une interdiction ?

Je me rends compte que nous sommes dans un conflit de valeurs, donc ça nous touche là où c'est très sensible. Au plus c'est sensible, au plus ça peut prendre du temps pour trouver une solution qui convienne à tous.

Ce soir, au souper, les enfant repartent sur le chemin des mille et une découvertes des saveurs gustatives. Ma tendre femme déclare haut et fort que "maintenant c'est terminé les couches et les couches." Et voilà que nos chéris partent pour un baroud d'honneur. Genre déclaration :" grève aux couches, grève aux couches !" scandés les poings levés à l'initiative de notre aînée. Nous tenons ferme, pas assez ferme, car avec toute leur innocence et toute leur spontanéité, ils arrivent à ébrecher nos convictions. Surtout les miennes.

Je vais donc revoir les modalités des "couches" et peut-être m'assouplir un peu... à voir !

21:24 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)