21/08/2010

Anecdotes

Nous revenons  d'une balade à vélo. C'était la première fois cette année avec toute la famille. Quand bonhommet sénior était en stage, nous avions découvert une chouette promenade d'une quinzaine de kilomètres à travers des pré-ravel et des chemins de campagne. Nous voulions lui faire partager cet itinéraire. Avec une fin de journée ensoleillée et des températures enfin dignes d'un mois d'août, c'était l'occasion d'une belle fin de journée.

Nous aimons beaucoup faire du vélo et il semblerait que ce soit un plaisir partagé pour les enfants car c'est une des rares activités où ils ne râlent pas quand on leur propose. ;-)) Même bonhommet junior, bien installé sur son siège derrière son père, n'a pas rouspété aujourd'hui. En général, il réclame sa "môman" et mon homme et moi devons sans cesse essayer de rouler côte à côte. Cela n'est pas toujours possible...

Depuis quelques semaines, j'ai un nouveau vélo. Il faut dire que j'avais toujours le vélo de ma communion solennelle : trois vitesses et des fins pneus. Toutes ses années à suivre ma p'tite famille, j'étais plutôt la dernière, celle qu'on encourageait dans les côtes ou dont on se moquait gentiment quand je terminais la pente en marchant. Mais maintenant, j'avance et beaucoup plus facilement ! Dans une montée, mon fils de 10 ans m'a demandé si il pouvait me dépasser. Je lui répond par l'affirmative tout en continuant sur ma lancée et ...je l'ai laissé derrière !!! Il fallait voir sa tête... et surtout la mienne : pas si vieille, la p'tite maman, hein ?

En dehors de quelques crises de nos jeunes ado ("je veux être le(la) premier(e)", "je reste le(la) dernier(e) loin derrière) et en dehors de notre princesse qui subit son hyperlaxité (il faut la voir : un vrai pantin zigzaguant ), ce fût deux bonnes et belles heures !

Je suis souvent restée avec ma petite princesse à l'arrière du convoi familial pour l'encourager et l'aider dans certains passages. Après lui avoir proposée de poser pieds à terre pour passer une branche d'arbre couchée sur la route, c'est moi qui ai chuté. Une petite gamelle alors que je n'étais même plus sur mon vélo. Quelque chose du genre "j'ai glissé, chef" de "La septième compagnie"... Mais la chute s'est terminée dans le petit fossé d'à côté, rempli ...d'orties !  Coincée sous mon vélo, j'étais là en train de jurer, incapable de me relever. Ma petite fille, elle, avait peur pour moi. Elle a appelé son père (déjà bien trop loin) qui lui répondait mais qui ne venait pas, ne comprenant pas pourquoi. J'ai rassuré ma fille lui disant que je n'étais pas blessée, juste coincée au mauvais endroit. Elle m'a aidé à dégager légèrement mon vélo et j'ai pu me relever à moitié rouge de piqûres. Allez, c'est bon pour la circulation, dit-on !

Suivre ma petite, c'est aussi écouter son p'tit monde. Nous suivons les pas d'un ou plusieurs chevaux. Plus tard, c'étaient les crotins que nous évitions. Et là, elle me dit :

- "C'était un cheval brun, je reconnais." ;-))

Plus tard, nous longeons une prairie avec des vaches. Elle dit alors :

- "Bonsoir les vaches, bonne soirée ! " ;-)

Allez, bonne soirée à vous !

 

 

 

23:20 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1)

19/08/2010

Tu es parti...

La vie à tes côtés, c'est beaucoup de souvenirs.

Tu n’as laissé personne indifférent.

Tu étais respecté et beaucoup aimé par tous tes amis présents aujourd'hui et aussi par ceux qui ne sont là qu'en pensées (comme le Grand Luc)

Quelles belles traces tu nous laisses là !

Je me souviens de :

-«  Allo, c’est Georges ! »

-«  Georges, c’est moi. »

Et j’entends une autre voix qui dit :

-« Ah, c’est Eguige. »

Oui, Vivi, c’est moi, pour « loui », une dernière fois, je vous dérange en boulangerie…

Un atelier, une partie de ta vie. Tes amis artisans, Rose, Cécile et grand Luc l’ont bien décrit.

Un travail que tu aimais, une place importante que tu défendais, un pain que tu étais heureux et fier que nous emportions avec nous.

Moi, c’est en t’accompagnant en hébergement que je t’ai connu.

Avant de partir à l’atelier, te réveiller parfois ou le plus souvent te retrouver déjà debout, sous ta douche un peu trop chaude. Tu râlais que je t’en fasse la remarque alors je me faisais pardonner en te frottant le dos.

Il fallait que cela aille vite, ne pas traîner.

Je te retrouvais aussi après ta journée. Et là, tu aimais souvent être un peu seul, dans ta chambre à écouter de la musique, chipoter à ta radio, dessiner.

Et quand, de « temps z’ en temps » comme tu disais, il fallait ranger ta chambre, j’avais beaucoup de mal à ouvrir les tiroirs remplis de tes nombreux trésors : des cassettes audio ou cd par dizaine, des dessins et des marqueurs par centaines.

Tu aimais aussi déambuler dans les couloirs à l’écoute de tout ce qu’il se passait, excédé parfois par l’un ou l’autre, discutant de près ou de loin avec Vivi en commentant la journée. Mais toujours tu étais présent quand nous avions besoin de toi pour nous rendre un service. Tu aimais te sentir utile. Surtout ne pas se  « tourner les pouces » !

Et puis la soirée avançait et il fallait bien se coucher.

-« Non, pas avec les poules ! »

Les plaisirs de ta vie, c’était aussi bien manger, aller au restaurant chinois, de préférence, mais si pas, tu disais « cela ne me dérange pas ».

Tu aimais chanter, danser et faire la fête. Et il fallait de l’énergie pour te suivre sur la piste de danse !

Tu aimais aussi te promener, aller à la rencontre d’autre chose.

Mais tous ces plaisirs auraient moins de saveurs sans celui qui était le plus important : les femmes !

Ton cœur était grand et ton amour pour elles tout autant.

Tu savais nous charmer, nous séduire, nous faire rire.

L’humour était une de tes forces. Cette façon bien à toi de reprendre le dernier mot de nos phrases et d’en faire quelque chose de drôle !

Tu aimais taquiner et être taquiné. J’ai compris ce jeu comme une manière de nous montrer, hommes et femmes, que tu tenais à nous.

Alors à chaque occasion de rencontre, j’essayais moi aussi de te faire sourire pour voir ton visage s’illuminer et ton beau regard s’éclairer.

Moi aussi, je voulais te montrer mon affection. Je voulais avoir une petite place dans ton cœur car tu étais si attachant.

Alors « de temps z’en temps », j’acceptais en jouant la femme jalouse que d’autres que moi t’appellent  « mon p’tit chéri » ou te dise des mots doux. Oh, je sais bien, ta p’tite femme c’était Vivi et ses grands yeux noirs me rappelaient que c’était toi, son homme. Elle a souffert de te voir en aimer d’autres mais tu as eu cette honnêteté de ne rien cacher.

Un jour, ce désir de vivre autre chose a été si grand que tu as voulu vivre ailleurs. Des mois difficiles pour te faire entendre mais finalement une nouvelle maison qui t’accueille, de nouvelles belles éducatrices, d’autres personnes à séduire et qui s’accrocheront à ton cœur.

Parmi les femmes qui t’aiment, il y a ta maman et ta sœur Myriam.

Toutes deux ont toujours été très présentes. Tu aimais rentrer régulièrement en week-end chez ta maman. Tu aimais nous inviter à y boire une tasse de café et manger un morceau de tarte (ou deux.. ,ou trois…).

De temps z’en temps , il y a eu des moments difficiles comme lorsque ta maman a eu son problème de santé, un jour à tes côtés.

En quelques semaines, elle était amoindrie physiquement au point de devoir habiter dans un home. Elle, qui était si dynamique et indépendante, se retrouvait à devoir compter sur les autres.

Cette situation t’a beaucoup attristé.

Et de temps z’en temps, la vie se joue de nous.

D’une manière différente, toi aussi tu as perdu peu à eu de tes capacités. Plusieurs fois, nous avons cru te perdre et à chaque fois tu es revenu avec ta force de caractère, ta force de vie.

Il t’a fallu, toi aussi, accepter que tu ne saches plus tout faire comme avant, ce qui était difficile pour toi, comme pour nous.

Ces derniers mois, tu voyageais avec ta voiturette mais tu gardais ce besoin de bouger, de faire, de te rendre utile, de participer à la vie autour de toi. Au point de prendre des risques…

A mes yeux, ce désir de vie se traduisait dans tes œuvres : des personnages entourés de symboles : il y a du mouvement, des sourires ou des arcs de flèches, de la vie.

De temps z’en temps, le sort s'acharne.

En quelques mois, la vie s’enlève des deux femmes de ta vie : Viviane et ta maman.

Alors, dans tes yeux, nous avons vu beaucoup de tristesse. La petite flamme s’est éteinte doucement. Nous avons essayé tout ce que nous pouvions pour la rallumer, ne serait-ce qu’un instant.

Pardon si parfois tu as eu le sentiment de ne pas être entendu. Saches qu’autour de toi, il y avait beaucoup d’amour.

Est-ce cet amour qui t’a ramené à nous quelques jours fin juin, presque comme  « avant » : présent, enjoué, taquin, donnant un coup de main. Mais aussi, tout à coup conscient de l’immense absence.

Je me suis gavé de toi ces jours miraculeux, tellement que les artisans qui me voyaient arriver dans ton atelier me parlait immédiatement de toi !

Et puis, de temps z’en temps, l’amour n’est pas plus fort que tout. Il y a des combats que l’on ne gagne pas.

Et je t’entends peut-être me dire : « et blablabla et blablabla ».

Pardon d’avoir été si longue mais avoir été ta référente, c’était une chance de partager tous ses moments gais ou beaucoup moins,  de se connaître peu à peu pour avoir aujourd’hui tellement de mal à te dire aurevoir.

Tu vas me manquer.

Merci pour tout, vraiment.

Ca restera comme une lumière, qui m’tiendra chaud dans mes hivers, un petit feu de toi qui s’éteint pas.

Je t’entends : « Encore une chose…je peux une sèche ? »

Oui, allez, je te laisse retrouver ta maman, ta p’tite Vivi. Tu vas fumer ta sèche avec Jean-Pierre et je suis sûre, laisser à d’autres le plaisir de craquer sous ton charme.

J’te fais de gros bisous, avec tout mon amour !

 

22:15 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)

14/08/2010

A partager...

Je ne partage pas souvent des vidéos qui circulent sur les sites "réseaux d'amis". Je n'aime pas les hommes en armes mais là, je pense que j'ai trouvé un point positif : le bonheur des retrouvailles ( pas besoin de sous-titres !)

 

http://www.youtube.com/watch?v=8UduFjuAbvE

22:07 Écrit par Love writer | Lien permanent | Commentaires (0)

13/08/2010

La tête dans les nuages

Avec le temps qu'il fait durant ces vacances, il y a un petit jeu que j'aime et que l'on peut faire régulièrement... regarder les nuages et y voir...
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Moi, j'y vois un fantôme...ou alors Titeuf qui surfe (et regarde vers la gauche)
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Et là, c'est Snoopy (qui lui regarde vers la droite !)
 
Et vous, avez-vous aussi gardé votre âme d'enfant ?
;-)

21:09 Écrit par Love writer | Lien permanent | Commentaires (1)

09/08/2010

Léo !

Nous avons conduit notre bonhommet "sénior" à un stage qu'il désirait faire.

En attendant les derniers enfants retardataires, les animateurs entament une ronde.

Bizarrement, tous les garçons sont du même côté. Ils mettent moins d'entrain que les filles à chanter et à faire les gestes qui accompagnaient les joyeux chants. Nous étions au spectacle.

A un moment, un animateur propose que chacun à son tour crie son prénom pour que les enfants apprennent à se connaître. Certains y vont en criant bien fort, d'autres ont une toute petite voix. 

Arrive le tour de notre bonhommet qui dit :

-"Léo !"

Et directement, je réagis et dis :

-"Mais, non ! Ce n'est pas son prénom !"

Parce que ce n'est pas son prénom !!!!

Heureusement, je n'ai pas crié non plus...Il y a juste quelques parents qui m'ont entendu et me regardent...

Mon mari et moi n'en revennons pas.

C'est vrai que quelques minutes plus tôt, dans la voiture, il nous avait parlé de son envie de s'appeler Léo.

 Au premier stage des vacances, certains enfants l'appelaient comme cela. Si bien que, plus tard au camp louveteaux, quand le prénom de Léo était cité, notre bonhommet se retournait. Il avait trouvé cela très drôle mais nous, nous avions insisté sur notre désir pour SON prénom et avions vite oublié cet évènement.

Pas notre bonhommet ! Quand il a quelque chose dans la tête, il ne laisse pas tomber si vite !

Un chant plus tard, l'animatrice remet cela : chaque enfant répète son prénom.

Je suis confiante : après les grands gestes que je lui ai fait, il va redevenir raisonnable.

Et j'entends :

-" Léo !"

C'est un éclat de rire de mes voisins qui accompagnent notre étonnement. Quel toupet, mon fils  !

Lui, il est heureux.

Pendant un instant (même un peu plus, je reconnais), je me suis demandée si mon fils n'avait pas un problème de personnalité, une double ou trouble... Tout de suite, les inquiétudes d'une mère et sa culpabilité...

Et puis, la ronde se termine.

Les enfants montent dans le car et partent vers leur stage de ...cirque !!!!

Je pense qu'ils ont déjà leur clown .... ;-)))

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21:14 Écrit par Love writer | Lien permanent | Commentaires (0)

31/07/2010

Et le 31...le retour !

       

La maison est pleine...
Nous sommes tous les six !
La maman-poule a récupéré ses poussins en pleine forme et ...
 

                                                        Avec son lot de linge à laver...

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avec les corps fatigués et sales...
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mais avec aussi et surtout...
le bonheur de les retrouver,
voir leurs mines réjouïes,
des tas d'histoires à raconter,
la joie de les voir ensemble,
observer l'importance de leur petit frère dans leur courrier mais aussi dans ses retrouvailles,
les trouver "changés", "grandis",
en être si fière...
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23:24 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (4)

21/07/2010

Et c'est parti pour les camps !

Chez nous , le 21 juillet est désormais aussi le départ camps !

Premier camp sous tente pour notre guide-aînée, deuxième camp pour notre louveteau qui fera sa promesse et premier camp de 10 jours pour notre lutin.

Autant vous dire que les heures qui précèdent la machine à laver tourne à plein régime, le soleil  aide à sécher tout ce beau linge et il y a toujours les achats de dernières minutes.

Cette année, première mission : faire tout rentrer dans le sac à dos en veillant à le garder aussi léger. Mission...impossible ! Mais quel bonheur de la voir en attente de cette nouvelle expérience !

Notre louveteau n'a rien géré du tout et a laissé à sa "Môman" le libre arbitre pour tout. Totalement désintéressé, je lui explique quand même le contenu de sa valise et le pousse à se changer régulièrement...

Là où il y a du changement cette année, c'est avec notre lutin. Quand je l'appelle pour faire le topo avec elle, v'là ti pas qu'elle prend sa liste et un bic et vérifie un par un le contenu !!!;-((

Bon, je dois avouer que cela nous a permis d'éviter d'oublier la lampe de poche...;-))

Ce soir, c'est donc une demi-famille qui se retrouve "at home" mais  leurs visages réjouïs, au moment de leurs départs, me réchauffent le coeur !

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22:59 Écrit par Love writer dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0)